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 [EN COURS] Sauvetage a point nommé. [Dijad & Noxxia]



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Son corps entier la faisait souffrir...
Chaque respiration qui parvenait a passer par sa bouche, emplie d'un gout métallique, lui arrachait la gorge...
Ses poumons étaient en feu...
Sa cheville blessée menaçait de lâcher sous elle a chacun de ces pas.
Elle sentait sa tête commencer à tourner...
Sa vision à se troubler, la faute a la douleur et à son souffle court...
Son armure lui semblait peser aussi lourd que le ciel sur ses épaules meurtries...

Elle aurait pu fuir, partir en courant jusqu'au village le plus proche, ou la bête auraient peut être abandonné la poursuite, ou elle aurait pu trouver de l'aide. Peut-être même aurait elle put le semer. Mais le sentiment de dégoût que lui inspirait la retraite semblait plus douloureux que ses blessures.

Comment avait elle put être si stupide? Se lancer seule dans cette mission pour chasser ce... cette chose....

Le tas de fourrures noires la dominaient d'un bon mètre, grognant, la bave aux lèvres, fixant de ses yeux sombres et incolores la gardienne affaiblie. Noxxia avait cru que tout ceci serait simple, chasser la bestiole, récupérer les ingrédients demandés et rentrer pour empocher la récompense, mais face au blackbear a la force animale pure, son épée ne lui était plus d'aucun secours. Les griffes du monstre avaient déjà entaillé le flanc gauche de la Berserk, sa cheville s'était sans doute, au vu de la douleur qui en irradiait, brisée, et à sentir le liquide chaud dégoulinant sur son visage et ses yeux, son cuir chevelue ne devait pas être en meilleur état, ca, au moins, ne devait pas etre trop grave dans l'immédiat.

La créature qui semblait s'être calmée un instant; se remit à grogner de plus belle avant de retomber sur ses pattes, chargeant finalement la berserk qui paraissait presque frêle face à cette montagne de muscles, de graisse et de fourrure fonçant sur elle.

Trop tard, elle tenta d'esquiver l'ours, ses mouvements habituellement rapide et précis étaient alourdis et maladroits, son adversaire l'envoyant valdinguer plus loin d'un simple coup de patte. Si elle était restée immobile, elle aurait été sans doute écrabouillée par ces mêmes pattes mortelles.

Le choc coupa le souffle à Noxxia lorsqu'elle alla s'écraser au sol, éclaboussant la neige, sa vision s'assombrit un instant, lui laissant présager et craindre la fin un instant, la laissant au sol, étourdie et blessée.

Alors qu'elle tenta finalement de se relever, la douleur qui irradia dans son bras droit la renvoya au tapis, pitoyablement sans défense maintenant que son bras d'épéiste était sans doute brisé. Elle s'était battue contre des monstres, chasser des créatures presque mythique, elle avait passée des années a s'entrainer, pour ces quelques secondes ou sa vie était sur le fil, et ou chaque mouvement pouvait autant condamner elle même que son adversaire. Elle ne se laisserait pas tuer par une bestiole particulièrement coriace! Elle n'en avait pas le droit! Elle avait survécue a un massacre et des batailles, ce n'était pas un ours qui allait avoir sa peau!

Une fois finalement relevée, non sans peine, le bras blessé contre la poitrine, pleine de poussière et de terre, chancelante et haletante, elle savait ce qu'elle avait a faire. Elle sentait l'adrénaline plutôt que la peur monter en elle, la chair de poule dressant ses cheveux, faisant battre son coeur toujours plus vite, elle sentait l'inévitable arriver. Elle n'avait pas le choix. Elle savait qu'elle ne gagnerait pas. Pas comme ça... Pas dans cet état.

-"TU CROIS QUE TU M'IMPRESSIONNE LE NOUNOURS! VIENS DONC LA QUE JE TE DRESSE UN PEU!" Criât-elle avec l'énergie du désespoir et la folie de celle qui n'a plus rien a perdre. Ou juste avec son inconscience habituelle.

En un geste qui relevait plus du réflexe que de la réflexion, la guerrière lâcha son arme qui alla s'écraser au sol, faisant face à son adversaire, blessée et désarmée. L'animal du sentir que quelque chose se préparait, ne chargeant pas tout de suite, préférant rester en place, piétinant en fixant la chasseuse.

Et Noxxia lâcha prise. Elle sentait sa raison sombrer au plus profond de son inconscient, entrainant avec elle la douleur et la crainte de blesser un quelconque petit promeneur venu faire sa cueillette de champignon en cette jolie et douce après-midi de Kylame.
Elle mentirait si elle disait que cette sensation n'était pas grisante, comme si, alors qu'elle luttait constamment pour contenir une bête intérieure et ses pulsions, elle se libérait de cette contrainte, se laissant aller a une bestialité primaire, seulement désireuse d'annihiler la vie qui l'entourait, effaçant jusqu'à ce qui faisait d'elle un être, plus ou moins, civilisé.

Elle sentait ses sens se décupler, laissant la douleur ne devenir qu'un detail parmi d'autres, elle sentait son coeur battre contre ses tempes, son sang couler dans ses veines et sur sa peau et ses muscles se crisper. Mais surtout, elle voyait cet être encore vivant en face d'elle, son coeur battant lui aussi, et l'envie grandissante de l'abattre de la manière la plus brutale possible fut la dernière pensée qui marqua Noxxia avant qu'elle se laisse totalement aller à la rage du berserk....


...

Lorsqu'elle reprit conscience, la clairière était vide. Des preuves de la présence du Blackbear, il ne restait quelques traces de pas dans la neige et les griffures sur la peau halée de la guerrière. Peut-être avait-il compris le danger qu'un berserk qui ne craint plus la mort représentait, préférant la fuite plutôt que de prendre le risque qu'elle ne les tue tous les deux? Ou s'était il rendu simplement compte que le jeu n'en valait pas la chandelle, et qu'elle ne serait de toute manière pas en état de lui faire du mal et qu'elle n'en valait plus la peine?

Mais Noxxia n'en pas lieu de se réjouir de sa survie, a défaut de victoire. Alors que les miracles de l'adrénaline s'évanouissaient, la douleur revenait à la charge, et déjà l'état d'affaiblissement extrême, contrecoup de la rage, se faisait sentir. Elle s'écroulât pitoyablement au bout de quelques pas, incapable de se déplacer, terrassée par la fièvre et les blessures qui lui avaient été infligées, a peine consciente de ce qui l'entourait...
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Dijad avait entendu du bruit et aperçu des plumobecs et seryphons s’envolés au-dessus de la cime des arbres non loin du chemin sur lequel elle trottinait pour rentrer dans sa demeure.

Une légère brise ramena des effluves de fer à ses narines…Son instinct lui indiqua immédiatement que faire un léger détour la maintiendrait en bonne santé.

Mais la curiosité était trop forte et elle préférait largement connaître le danger s’il y avait.

Elle passa furtivement entre les buissons et les arbres de Célimor, se faisant ombre des branches, elle atteint une petite clairière…Une nouvelle clairière qui n’existait pas auparavant. La vision qui se porta à ses yeux n’était que désolation, terre battue, herbes arrachées, troncs étripés et écorces éparpillées. Elle en conclu assez facilement qu’un animal possédé avait passé ses nerfs sur la flore. Elle traversa la première moitié de l’étendue dévastée sans un bruit et au milieu du chemin, un corps quasi inerte, étendu de tout son long sur le ventre comme les feuilles mortes qui l’entouraient.

Aussitôt le cerveau de la jeune femme s’alarma. Une part d’elle refusait de laisser lâchement une personne en détresse ici et l’autre part, plus sombre, lui interdisait de se préoccuper d’autrui de peur d’en pâtir plus tard. Le secret était le manteau dont Dijad se couvrait dans ce bas monde contre les maux. Si tu n’existes pas, personne ne viendra t’importuner.

Tiraillée entre ces deux pensées contradictoires, sa logique décida pour elle de vérifier d’abord de la vie de cet être tombé sous les coups qu’elle pouvait discerner, d’un animal féroce et démesuré.

Précautionneusement, elle souleva le lourd corps décharné de ce qu’il semblait être une jeune faery sans qu’elle puisse en identifier la race tant sa chaire était éclatée. Elle le tourna sur le dos et observa avec amertume le pantin désarticulé que cette pauvre jeune femme était devenue entre les pattes de la noirceur animale. Sa cheville était tournée…dans le mauvais sens, une belle fracture ouverte qui laissait l’os dépasser. Une large trace de griffes acérées longeait son flanc gauche, son bras droit n’était guère dans un meilleur état et le sang sur sa peau coagulait en craquelures rouges.

Horrifiée par l’image abrupte et sans censure, elle eut une absence de quelques secondes, se souvenant de malheureuses journées sans espoir  dont elle préférait annihiler l’existence. Elle glissa deux doigts au cou fin et halé de la demoiselle. De faibles battements retentir, sa peau perlait de sueurs et sa respiration était sifflante.

Elle allait mal. Très mal. Dijad n’avait pas de quoi sauver sa vie ici, en pleine broussailles. Elle pouvait tout du moins lui apporter les premiers secours, stopper les hémorragies et poser des atèles. Non maintenant qu’elle savait que la vie l’habitait encore, elle ne pouvait pas la laisser crever ici, seule…Elle ne vaudrait pas plus qu’une moins que rien et n’aurait plus le droit de croire, d’avoir l’espoir de justice pour elle-même.

A l’aide d’un morceau de tissus blanc tiré de sa sacoche qu’elle imprégna d’eau claire, elle épongea doucement la sueur et le sang de ce corps endoloris pour laisser apparaître les plaies béantes. Elle avait au moins de quoi refermer tout ça. Elle déchira le vêtement pour accéder à son flanc et le découpa en lambeaux pour en faire des bandages.

Se servant de sa sacoche aux vertus multiples, elle en extirpa une petite boîte et appliqua sur les entailles un baume à l’odeur camphré, ce dernier aidant à la cicatrisation, Dijad l’aimait beaucoup pour sa simplicité de fabrication et son efficacité. La sensation froide avait l’air de stimuler la belle inconsciente, qui cheveux rouge emmêlé, gémissait faiblement.

Dijad se gratta la tête…le fil dont elle disposait serait trop insuffisant pour tout recoudre. Il fallait aller à l’essentiel.
Avec douceur malgré son dégoût elle appliqua quelques points de suture pour tenir la peau serrée, autant que cela était possible. Elle enroula la pauvre jeune femme dans les bandages et les serra autant qu’elle put. Le blanc s’imprégnât de rouge mais la tâche restait peu étendue ce qui ravie la petite humaine qui faisait de son mieux …pour faire au mieux ?

Elle fit de même pour sa blessure au front. Pour sa cheville cassée et son bras explosé, elle fit deux attèles avec du tissus et des branches, juste le temps d’assurer le transport vers chez elle car ces quelques remèdes de bout de chandelle n’allaient pas la sauver. Il était ABSOLUMENT hors de question qu’elle aille au QG…non pas là-bas, elle ne pouvait pas s’y présenter…

Elle préférait largement le risque de se retrouver face à cette…grande faery qui la traitera peut-être de kidnappeuse mais au moins les grandes pontes du QG ne connaitront pas son existence.

***

Après une vingtaine de minutes de marche, Dijad arriva à son habitation troglodyte avec la faery dans ses bras.
Pénétrant dans la demeure de pierre, elle alla immédiatement déposer le corps …dans la baignoire. La nuit était tombée et la fièvre qui animait la faery lui donnait des frissons que l’humaine avait sentie durant tout le voyage en la portant dans ses bras. Elle tourna le robinet d’eau chaude et immédiatement versa des sels de bain à la couleur bleu dans l’eau assez calcaire. Des sels de bain aux vertus apaisantes et bienfaisantes qui avaient le mérite d’opacifier l’eau…débarrassant Dijad de la difficile mission de dévêtir la faery les yeux fermés.

Elle retira les pièces d’armure, allant les poser sur une serviette et considérant enfin qu’allumer les bougies seraient une bonne idée par ailleurs. Quelle tête en l’air ! Mais l’état si abominable de la personne qui gisait désormais inconsciente dans la cuve de marbre l’avait fait …paniquer et passer les détails au second plan. Si elle pouvait sauver quelqu’un…au moins…elle aurait fait quelque chose de bien de sa vie.

Elle revint vers le bord du bain et retira les haillons de la tenue –car oui cela ne ressemblait plus à grand-chose- la fièvre semblait se calmer un peu. Avec un gant elle essuya son visage et enleva les morceaux de bois et de terre de ses longs cheveux avant de les rincer.

Ceci étant fait elle allait devoir s’occuper de la sérieuse opération qui s’imposait. Enveloppant le corps d’une serviette les yeux fermés, elle l’installa sur son lit.

Allant farfouiller dans ses fioles, baumes et autres outils médicaux elle revient avec un plein plateau alors que le polisson petit ciralak qui venait régulièrement lui rendre visite avait sauté par la fenêtre et était venue s’installer près de la tête de la jeune femme désormais alitée.

Toute la nuit durant, la jeune humaine s’est affairée au chevet de la faery, elle avait recousu -entièrement cette fois- la tranchée sur son flanc et les plaies éparses sur son corps, appliquer une huile stimulant la régénération par-dessus et pour ce qui est des os brisés…Elle préfèrait ne pas en parler. Ne disposant pas du matériel sophistiqué du QG, elle était heureuse que sa convive soit inconsciente quand elle injecta la pâte reconstructrice dans ses os.

Dijad cru tourner de l’œil, sur elle ça allait, mais sur d’autres…

***

La fièvre était tombée peu à peu, Dijad réajusta le gant de potion de glace sur le front de la faery qui avait repris des couleurs et dormait paisiblement sous la couette. Dijad l’avait vêtu d’une de ses chemises de nuit…faisant office de T-shirt pour la faery de presque deux mètres !

Après une journée entière de repos, la jeune inconnue se remettait bien…et vite ! Dijad pensait qu’elle appartenait à une espèce ayant des facultés de récupération élevées sans trouver toutefois, de réponse.

Elle regardait le visage pourtant fin de la jeune femme qui respirait doucement, elle se sentait épuisée mais fière d’avoir réussis…BON OK, la nature de la demoiselle avait grandement aidé à son rétablissement mais cela fit chaud au cœur de la petite humaine. Bientôt elle pourrait la ramener près du QG de sorte qu’elle retrouve son chemin seule. Dijad avait appris par la missive dépassant des effets de sa protégée, qu’elle appartenait à une des gardes et donc elle avait décidé de la ramener tout près avec son épée réaffûtée avant que la belle ne se réveille.

Elle s’installa sur une chaise et posa ses bras et sa tête sur le bord du lit, ses paupières se fermaient toutes seules et pourtant le temps lui manquait. Elle jeta un œil au petit ciralak qui –la narguant honteusement- dormait comme un loir aux pieds de la belle inconnue.

Dijad se leva, souffla la chandelle et alla dans la cuisine pour reprendre sa recherche des ingrédients permettant d’ouvrir un portail. Elle n’avait, en effet, pas pût continuer sa quête le temps du rétablissement de la faery mais elle ne se dérobait pas de son objectif de retourner sur Terre coûte que coûte.
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Noxxia avait connu des réveils douloureux dans sa vie; courbaturée d’un entrainement de la veille, après des visions cauchemardesques, ou a cause du contrecoup de l’hydromel engloutit. Mais il ne fallut pas longtemps à la gardienne pour se rendre compte que ce qu’elle avait n’était pas qu’une simple gueule de bois.

Elle émergea lentement d’un sommeil de plomb qui lui était rare, interrompue par une envie naturelle et pressente. Mais elle n’eut pas immédiatement envie de bouger, coincée dans une sensation de flottement agréable. Elle sentait des draps chauds sur elle, confortablement allongée, extraordinairement bien…

Du moins c’est ce qu’elle pensai jusqu’à ce qu’elle bouge. D’un coup d’un seul, c’était comme si toutes ses terminaisons nerveuses se réveillaient pour hurler a l'unisson. Elle sentait tout, de sa cheville encore en feu jusqu’à ses cheveux qui se dressèrent sur son crâne. Elle réprima un hurlement de douleur, gémissant alors que la douleur et la mémoire lui revenaient. Le dernier souvenir qui émergeait de son esprit encore embrumé était de perdre misérablement conscience au milieu de la forêt… Ou était elle?…

Alors que la douleur se faisait plus tolérable, Noxxia ce forçat à ouvrir les paupières, habituant ses yeux endormis à une semi-obscurité pendant un instant, profitant de ce délai pour retrouver une certaine lucidité mentale. Une faible lumière provenait d’un point en dehors de son champ de vision, peut-être d’un autre pièce de ce qui semblait être une cabane rudimentaire, il y avait quelqu’un autre ici. À la réflexion, cette question était idiote. Bien sur qu’avec une jambe et un bras en miettes, fiévreuse, le flan ouvert et ensanglantée comme elle l’était, elle n’était pas venue toute seule se border dans un lit douillet dans une petite cahute au milieu de la forêt....

Lentement, avec un effort qui lui semblait extraordinaire pour ne pas hurler alors que les larmes lui montaient aux yeux, elle se redressa dans ce lit, se retrouvant haletante de ce simple effort. Elle connaissait les effets secondaires de la Rage, mais elle ne s’y ferait jamais, surtout dans cet état de santé qui n’arrangeait. Par expérience, elle savait que la fièvre la clouait au lit pour une bonne journée minimum, et au vu de l’obscurité, elle espérait ne pas avoir dormi plus de quelques jours, paniquant un peu sans savoir quand et ou elle était.

Une fois cet effort herculéen accomplit, elle se mit à cogiter. Elle qui avait tendance à agir avant de réfléchir, son état l’obligeait ironiquement à faire l’effort inverse. Elle était propre, ses cheveux semblant même d’une douceur inhabituelle contre sa peau seulement vêtue d’une sorte de simple tunique, et un coup d’oeil à ses blessures lui assura que d’une: de nouveaux tatouages seraient ruinés par de nouvelles cicatrices, et de deux, quelqu’un avait pris la peine de suturer ses plaies ouvertes.

La gentillesse désintéressée était quelque chose de rare en ces temps troublés, et pourtant elle n’était ni au QG, ni dans un lieu connu où un ami aurait pu l’emmener, mais bien dans une habitation inconnue. Une personne avait prit la peine de la ramasser et de s’occuper d’elle pendant au moins une journée, voir plus. Peut-être que cette personne avait découvert son appartenance a la garde. Était elle otage ou cherchait on les faveurs de la principale force armée "officielle" du pays? La méfiance de Noxxia l’incitait a imaginer le pire scénario possible, mieux valait éviter d’être surprise non? Etre prête a tout?

Peut-être, surement, trop confiante, Noxxia ne paniqua pas tout de suite. Elle était persuadée de pouvoir se tirer de ce mauvais pas, si c’était le cas. Mais désarmée et dans cette état, malgré les soins, elle n’irait pas loin. Dans un nouvel effort, la guerrière jeta ses pieds par-dessus le rebord du lit, se relevant et découvrant la possibilité d’avoir des crampes sur la plante des pieds, manquant d’aller s’écrouler au sol lorsqu’elle lit son poids sur ses jambes. Elle devait trouver Braise, son épée! Peu importe son armure, elle pourrait faire sans et y remédier plus tard,et elle serait de toute manière incapable de l’enfiler dans cette état. La chemise fera l’affaire, loin d’être timide, habituée dans le temps aux vêtements de son peuple, ne laissant pas la place à la pudeur. Mais hors de question de laisser l’arme derrière. L’esprit tournant encore au ralentit,enfin, encore plus qu’a l’ordinaire, elle tâcher d’examiner la pièce a la recherche de sa compagne de combat, avant d’aller voir son « hote ».

Elle était debout, elle savait que si elle faisait un pas, elle était bonne pour aller embrasser le sol, mais en restant fixe elle sentait ses jambes, ou sa jambe, faiblir. Heureusement, elle repéra rapidement un éclat rougeâtre dans la faible lumière qui se glissait d'une porte entrouverte, au pied de la couchette, un petit tas d’affaires. Braise et sa besace! Elle ramassa le tout en quatrième vitesse, se dépêchant de renouer le baudrier et le fourreau a sa taille, jetant en attendant, dans la précipitation, son sac sur le lit… Sans voir le ciralak bicéphale qui s’y reposait.

Le miaulement de surprise et de douleurs que laissa échapper la bête effraya Noxxia plus qu’elle ne l’avouerait, la jetant au sol, lâchant àson tour un cri de douleur. Cria se transformant rapidement en jurons, à moitié cause de la douleur, à moitié pour son manque de discrétion. Elle n’avait aucune chance de profiter de l’effet de surprise maintenant!

Des bruits se firent entendent derrière la porte éclairée, elle n’avait que peu de temps. Tant bien que mal, elle tira son épée de son seul bras valide et la pointa vers la potentielle source de danger. La porte s’ouvrit, éblouissant de nouveau la guerrier qui ne distingua d’abords qu’une silhouette, clairement féminine pas les généreuses formes qui s’y découpaient. Elle aperçu peu a peu qu’il agissait d’une femme d’une vingtaine d’année, étrangement… quelconque, dans le sens ou Noxxia se retrouva incapable d’identifier un élément  d’une race, d’unpeuple ou d’une ethnie particulière. Sa peau blanche contrastait avec ses cheveux et ses vêtement plus sombre.

Noxxia elle, devait paraître bien pitoyable en comparaison, à moitié nue, au sol, pointant d’un bras mal assurée son épée. Elle toisa néanmoins sans sourciller celle qui était son hôte ou sa geôlière, qu’elle aurait pu trouvée charmante dans d’autres situations plus appropriées.

Un ange passa…

-"Qui est tu? Ou sommes-nous et que s’est-il passé?"Interrogea finalement la berserk sans politesse, brisant le silence, décidée a obtenir des réponses malgré sa situation qui ne se pretait guère a exiger quoi que ce soit.
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Dijad était plongée dans ses recherches, se creusant nerveusement la tête pour trouver le moyen d’aller récupérer le prochain ingrédient, dans une terre éloignée, reculée de toute vie et abritant sûrement nombre de dangers qu’elle n’imaginait pas. Non pas qu’elle avait peur de se faire ratatiner par une quelconque bête sauvage car Dijad n’était pas non plus une frêle jeune femme mais plutôt de se perdre …Une mort beaucoup plus pitoyable que de se faire dévorer par un fennec démoniaque à la queue de serpent. Elle regardait des illustrations de la dite bestiole qui ma foi lui inspira fort sympathie avec son jolie sourire rutilant de dents blanches acérées comme des lames de rasoir.

Sa concentration était au maximum et elle sursauta de sa chaise lorsqu’elle entendit le miaulement, puis les jurons et d’autres sons empêtrés dans une superbe cacophonie.

Le chat…car oui pour Dijad le ciralak était un chat. Un soupir suivit d’un sourire s’échappa de son visage. C’était bien car il était trop mignon qu’elle le laissait venir chez elle ! La faiblesse…Cependant elle ne pouvait pas ignorer que le « chat » allait perturber le repos de la douce demoiselle de presque 2 mètres qui dormait à points fermés dans son lit et reprenait des forces.

« Shadow ! C’est pas bien ! Je veux bien que tu dormes sur le lit mais n’embêtes pas notre invité » sermonnât-elle de derrière le rideau en récupérant le petit animal apeuré dans ses bras. Elle le câlinât, frottant sa tête contre la sienne, le petit ciralak ronronna et sauta chercher dans la cuisine de quoi se sustenter.

Elle releva le rideau de son bras pour passer la faible lueur de sa chandelle dans la pièce. La petite flamme dansante lécha les jambes de la faery à la peau halée comme le soleil sur un morceau de caramel. Une guerrière. OUI  pensât –elle  immédiatement, c’était une guerrière au vu des cicatrices et surtout de sa réaction absolument adorable, incapable de ne pas se méfier et de ne pas imaginer le pire. Elle devait sans nul doute penser être captive d’un être malfaisant. Sa vie avait dû la pousser dans cette méfiance naturelle, rempart des cœurs, réconfort plaisant et cage dorée. La petite terrienne se reconnu dans ce comportement et ne put en vouloir à la ravissante faery aux cheveux rouges. Elle arbora un sourire charmant bien qu’extrêmement surprise de savoir qu’elle a pu se lever de son lit dans cet état. Sa première réaction avait d’ailleurs été des yeux ronds comme des billes. Dijad était à la fois impressionnée et …Énervée. Bon sang ! Même si on avait peur et qu’on voulait sauver sa peau…fallait pas bouger !

Le temps de la réflexion, un silence passa et son invité prit la parole de façon ferme, contrastant complètement avec sa main tremblante sur son épée. La jeune humaine comprenait mais elle ne se laisserait pas perturbée !

-"Qui est tu? Ou sommes-nous et que s’est-il passé?"

Dijad prit place en tailleur en face d’elle, bomba le torse, gonfla les joues, les poings sur les hanches et pris un air boudeur répondant d’une voix quasi offusquée.

« Je répondrais à vos questions…Mais seulement si  vous retournez au lit vous soigner! Enfin on n’a pas idée de se lever dans votre état ! Elle se racla la gorge et se ravisa sur son attitude, elle prit sa voix douce et se rapprocha de la faery jusqu’à toucher sa lame. Je comprends que vous vous méfiez de quelqu’un que vous ne connaissez pas mais avant de me tuer je voudrais finir de vous soigner donc on va retourner au lit. Vous ne tenez pas sur vos jambes et c’est bien normal vu votre état quand je vous ai récupéré et c’est même un miracle que vous ayez pu vous lever. Elle afficha sa tête de linotte qu’elle n’avait aucun mal à jouer puisque pourvu d’une certaine naïveté.

Ses yeux se teintèrent d’un éclat de malice et faisant fi de la menace dont elle faisait l’objet pris la faery dans ses bras pour la remettre au lit sans lui demander son avis. NON MAIS HO ! Dijad avait fait main efforts pour soigner ces blessures alors elle irait jusqu’au bout. Impossible de faire les choses à moitié pour elle, ce n’était pas dans sa nature ni dans son esprit.

La pauvre faery n’était pas en état de se débattre et même si…Dijad ne la laisserait pas s’interposer !

Elle remit donc, la jeune demoiselle sous la couette, pris une chaise, posa la bougie sur la table de chevet et …perdit ses moyens en une fraction de seconde. Comment expliquer à quelqu’un qu’on l’avait trouvé et ramené chez soi sans que ça passe pour un enlèvement douteux ?

Ses yeux se perdirent dans l’admiration de ses pieds qui ne lui donnèrent aucune réponse, surtout que Dijad était lucide…sur son incapacité à mentir correctement. Elle allait devoir user de moyens détournés pour s’en sortir. Sa voix si assurée tremblota légèrement quand elle reprit.

D’un air gêné elle baissa les paupières, en évitant soigneusement de croiser le regard inquisiteur de la faery. Elle agita les mains fébrilement comme pour se défendre.

« Je sais que cela peut sembler confus et …et…bizarre mais je vous assure que je ne vous veux absolument aucun mal. Je m’appelle Dijad. Je vous ai trouvé inconsciente dans la forêt. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé mais votre lutte vous a énormément affaiblie et je craignais pour votre vie. Alors j’ai décidé de vous soigner moi-même. Oui peut-être que cela aurait été plus judicieux de vous ramener au QG mais…j’ai pas réfléchis. C’était l’excuse la plus bidon du monde mais d’un côté c’était vrai, à ce moment-là elle était complètement paniquée. Elle essaya de réfléchir sur la suite de sa réponse. Je suis…une voyageuse. Je ne suis ni partisane des Mercenaires ni membre de la garde ni réfugiée. Correct ! Bon ce n’était pas tout fait crédible mais c’était pas trop mal pour quelqu’un de pas très doué. Cela lui évitait de dire qu’elle était humaine. Les gens ici n’apprécient pas trop les humains. Ce qui était tout à fait compréhensible et Dijad savait bien combien sa race avait réprimé les faery durement, comment ils les avaient chassé loin des terres fertiles pour Eldarya.

La jeune terrienne ressentie une pointe de culpabilité. Elle regarda le visage fin de la jeune faery dans le lit. Pourquoi avait-on donc expulsé telle splendeur ? Non Dijad ne comprenait pas. Mais elle portait quand même le poids des erreurs des ancêtres. La vie avait dû être dure pour cette brave guerrière, privation, guerre, souffrance. Qu’avait-elle bien pu vivre pour avoir un corps si écorché et une âme si refermé ?

Dijad alla fouiller les étagères taillés à même le mur pour en extirper quelque chose. Elle revint près de l’alitée et présenta une fiole contenant un liquide bleu.

« C’est…une potion antidouleurs ! Je suis sure que cela vous fera du bien. Vos muscles sont très crispés. Détendez-vous je ne vais pas essayer de faire boire un sérum de vérité…Elle agita la fiole en face de ses yeux. Ni du poison…Je… ». La terrienne débouchonna le flacon et en bu une gorgée. Voilà qui prouve que ce n’est pas empoisonné. Je vous en prie. Il faut vous rétablir. Ensuite vous serez libre de repartir au QG. Je ne vous retiendrai pas. » Elle reposa la fiole sur la table de chevet et remonta la couette sur le corps de la blessée.

Elle afficha un petit sourire satisfait. Elle ne la forcera pas à boire le contenu évidemment.
Enfin sa joie naturelle revint au galop et elle frappa dans ses mains.

« Bon après avoir autant « dormi » vous devez avoir très faim et soif. Je vais aller vous préparer quelque chose de chaud et revigorant. En attendant, si besoin est. La salle de bain est ici. Elle tira le rideau de l’ouverture située à droite du lit quand on entrait dans la pièce. En effet un petit coin toilette était aménagé, rudimentaire mais étonnement coquet. La lumière de la lune y pénétrait légèrement à travers une fenêtre en tessons de bouteilles bleues et vertes. Je vais aussi aller chercher des vêtements à votre taille et vous les déposer sur le lit. Faîtes à votre aise mais évitez les déplacements autant que possible. Si besoin je suis juste en face ». Elle pointa la rideau jaune d’où elle provenait et s’engouffra dans la pièce.

Au final, Dijad se reconnaissait très heureuse d’avoir de la compagnie. Même si elle n’appréciait que peu ses semblables cela était fort agréable de se sentir utile à quelqu’un. Elle adorait véritablement ce rôle et cela réchauffa son cœur de ces journées de solitude à Eldarya.
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Noxxia ne put cacher sa surprise lorsque la jeune inconnue s'approcha d'elle, semblant assurée, venant si proche de la gardienne sans même se préoccuper de l’épée qui les séparait. Soit elle était totalement inconsciente, soit elle aimait tenter la mort.
Le berserk ne sut pas elle-même ce qui avait retenu son bras armé d'abattre la sentence sur celle-ci encline à risquer sa vie, résolvant d'un coup d'un seul une situation qui la laissait en une position de faiblesse qu'elle détestait par-dessous tout.

Peut-être le discours se voulant rassurant de la jeune femme avait semé le doute chez la guerrière, ou ses yeux qui dégoulinaient d'une naïveté qui se faisait rare en ce monde… Noxxia eut presque envie de croire en la bonté de l’inconnue. La situation était loin de lui plaire, et moins encore le sentiment confus que lui inspirait l’étrangère aux airs d’ingénue. Elle semblait être ou paraître bienveillante, mais la confiance aveugle devenait un luxe rare ces derniers temps.

Elle observa plus en détail celle qui lui faisait face, une peau plus blanche, des formes voluptueuses et un visage ovale ou trônait deux orbes noisette et une bouche rose a l’expression de ne faisant que renforcer son air ingénu.

Elle regretta bientôt son inaction lorsque ladite ingénue la souleva du sol avec une facilité déconcertante, forçant sa malade à retourner au lit. C’était certain, si elle pouvait ne pas payer de mine, il était clair qu'elle était forte pour soulever ainsi le poids de Noxxia, qui était pourtant un bel animal. Celle-ci, surprise certes mais prompte à réagir, se débâtit brièvement dans l’espoir qu’on a laissé en paix, mais à défaut de s'arracher de l’étreinte de sa soigneuse, elle s'arracha un grognement de douleur lorsque ses contorsions réveillèrent les douleurs de son flan. Elle sa laissa finalement remettre audit, dépiter, incapable d’opposer une quelconque résistance dans son état .

Elle se retrouva de nouveau sous les draps, se sentant humiliée et impuissante. Dans un espoir de retrouver un peu de sa dignité, elle se força tout de même à se redresser, difficilement, sur le lit, ramenant àelle ses jambes et son épée qu’elle n’avait malgré tout refusé de lâcher. À défaut de pouvoir être capable de se déplacer, elle refusait de rester étendue comme une loque a la merci de l'inconnue dont elle ne savait rien.

Celle-ci restait silencieuse, semblant finalement gênée. Enfin, elle prit de nouveau la parole, sous le regard que la gardienne voulait le plus inquisiteur possible. Elle exposa difficilement les faits, semblant peiner à se justifier de ne pas l’avoir emmené au QG pourtant non loin de là, se décrivant comme une voyageuse, ce qui expliquerait peut-être pourquoi Noxxia, pourtant baroudeuse, était incapable de trouver chez elle une quelconque caractéristique témoignant d’une race de ces régions.

Elle se présentait comme une bonne âme, altruiste, l’ayant ramassée et soignée avec bonté après son escarmouche avec la bête. Mais ces qualités n’étaient pas coutume ici, et elle ne put effacer de son esprit la suspicion qui planait sur la demoiselle aux apparences naïves. Et si Noxxia manquait de finesse pour savoir si quelqu’un mentait ou même cachait ses intentions belliqueuses, elle avait pour sa défense, la méfiance et une épée; aidée par des réflexes lui ayant sauvé la vie plus d’une fois. La méfiance régnait dans l’esprit de la gardienne.

Et la jeune femme alla même jusqu’à proposer une fiole à celle qui déjà manquait de foi. La pensait elle simple d’esprit ou l’était elle-même pour parier sur la réussite d'un tel stratagème?

-« Tu comptes me faire croire que tu m’as sauvé, risquant que je sois un danger pour toi une fois consciente, juste par amour de ton prochain? Sans rien savoir de moi ou de mes intentions lorsque je réveillerais? Et de la même manière, et malgré ma reconnaissance, n’espère pas de confiance de ma part, alors que je ne sais rien sur toi et de tes intentions… »

Il aurait sans doute été plus prudent et raisonné de jouer la naïve dupe, endormant la méfiance, Mais Noxxia n’était ni l’un ni l’autre.

Presque trop fidèle à la réputation qu’on faisait de son peuple, leberserk était loin d’être une lumière, et pourtant elle-même se rendait compte qui si on avait voulu se débarrasser d’elle, le blackbear avait assez bien commencé le travail pour qu’en finir avec elle soit chose aisée. Pourquoi suer eau et sang pour la rafistoler si c’était pour ensuite l’abattre ou lui faire du mal? Peut-être que le seul tord de la jeune voyageuse était plus permissif, la simple gentillesse intéressée. Avoir pour endetter un gardien pouvait avoir des avantages… Mais peu importait au fond, ses jours n’étaient indéniablement pas en danger immédiat.

Arrivée à cette conclusion, Noxxia était toujours retissante à boire la potion qui lui avait été proposée comme antidouleur. Un sursaut d’orgueil qui la caractérisait bien. Elle pouvait se permettre de souffrir si cela n’entravait pas son rétablissement.

Elle s’adossa au mur, face à la pièce de la cabane de fortune, toujours assise sur le lit, couchant son épée prés d’elle.

« Bon après avoir autant « dormi » vous devez avoir très faim et soif. Je vais aller vous préparer quelque chose de chaud et revigorant. En attendant, si besoin est. La salle de bain est ici.  Je vais aussi aller chercher des vêtements à votre taille et vous les déposer sur le lit. Faîtes à votre aise mais évitez les déplacements autant que possible. Si besoin je suis juste en face.

Par manque l’alternative, Noxxia, acquiesça. De toute évidence, elle n’était pas prête à aller gambader avec les crylasms de toute manière. Autant se remettre le plus vite possible pour en finir. Et l’air enjoué de sa sauveuse avait quelque chose de communicatif.

-« Merci. » Murmurat-elle, se rendant compte qu’elle mourrait effectivement de faim, réalisation confirmer par le grognement sourd et incroyablement sourd que son ventre crut obliger à’ajouter à sa déclaration, ne manquant pas de gêner de plus belle la rousse.

Spoiler:
 
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Dijad sourit faiblement en retournant dans la cuisine. « Merci » avait ajouté l’alitée en fin de phrase. La jeune terrienne reconnaissait évidemment que sa malade ne pouvait en aucun cas lui faire confiance et elle ne pouvait résister à comprendre allègrement cette méfiance.

Elle en riait presque. Elle était consciente  que son comportement avait tout de suspect et qu’elle avait bien du mal à passer pour blanche comme neige étant dépourvue d’une quelconque force de persuasion. Et pourtant ! La réponse à la question de la bien belle demoiselle qui était assise dans son lit avait une réponse à la fois très simple et inconcevable : elle ne pouvait pas laisser quelqu’un mourir.

Elle fureta dans son garde-manger, pensant toujours aux paroles assassines de la guerrière, et prise de sympathie pour elle. Cette dernière aux yeux vert tels des joyaux envoûtants et à la chevelure rouge feu lui donnait un charme farouche incontestable et lui rappelait avec amertume son « grand-frère », resté sur Terre et qui devait passer son temps à la chercher. Son bonheur fut éphémère.

Elle attrapa les ingrédients qui lui manquaient et se dirigea vers le foyer de la cuisine, petite cavité aménagée dans la table pour faire cuire les aliments.

La Terre lui manquait, indéniablement, elle ne savait pas quand elle retrouverait son petit coin de paradis, quand elle retrouverait une part de contrôle sur sa vie. Ici, elle était réduite à une impuissance totale et la peur que son maître revienne la faisait frémir à cette simple pensée.

Elle regardait le fond de la marmite et touillait la mixture qui ressemblait à une blanquette. Rien de très raffiné mais ici on ne pouvait pas faire de la haute gastronomie.
La bouffe lui manquait aussi…Tout ici n’était que privation ! Bon ok ce n’était pas comme si elle n’avait pas été habituée à la survie mais bon sang…Avant c’était si facile de se procurer toutes les denrées imaginables. Dans le monde d’Eldarya elle se débrouillait pour échanger des services contre de la nourriture, vêtements, meubles, ingrédients pour potion…Mais la vie quotidienne était dure, elle le reconnaissait. Ce monde pourtant merveilleux et magique en surface n’était en réalité que famine et désespoir…C’était là qu’on avait reclus les être féeriques…Les humains étaient décidément des monstres.

Elle versa une part du contenu fumant dans une assiette creuse en bois. Riz, sauce, légumes et quelques morceaux de viande composait le repas. Elle eut un rire étouffé en voyant son plat. Ça ne payait vraiment pas de mine mais c’était consistant et chaud. Si elle a encore faim elle avisera. Il en restait dans la marmite et elle avait bien quelques fruits et laitages. Elle posa l’assiette sur un plateau et prépara une tasse d’une infusion sentant la menthe  pour accompagner. Quel sentiment bizarre de s’occuper de quelqu’un. Dijad avait pris  la charge de cette grande faery alors elle ne se défausserait pas de cette responsabilité.

Affronter le regard défiant et inquisiteur de la belle rousse ne lui faisait pas peur et à vrai dire…Elle se fichait éperdument de l’absence de confiance et de reconnaissance. La terrienne n’avait aucun intérêt à sauver une faery, si ce n’était la conscience tranquille. Elle pensait même, en y réfléchissant, avoir pris un risque en ramenant une gardienne chez elle et en se faisant connaître…Ah ça non elle ne voulait pas que le QG connaisse son existence !

Bwarf tant pis…Elle haussa les épaules en passant le rideau de la chambre. Au final pour elle, peu importait les conséquences, on ne laisse pas quelqu’un crever comme ça, qu’importe qui il est, la société se chargera de le juger si jamais ce n’est pas une bonne personne.

Son visage se fit le plus doux possible. Sûrement que la demoiselle au regard dure dans le lit, se disait que Dijad se foutait de sa gueule au plus haut point mais …la pauvre voyageuse ne pouvait pas s’empêcher de sourire, d’essayer de faire de son mieux et de communiquer des ondes positives.

« Me voici ! Fit elle joyeusement, sur un ton complétement déplacé si on le comparait aux paroles sèches de la guerrière il y avait quelques minutes. Dijad leva les yeux au ciel une seconde en pensant vraiment qu’elle allait finir par mettre en colère son hôte. Elle n’y pouvait rien, elle était comme ça. De toute façon cela ne servait à rien de faire la gueule et que cette façade de bonne saint Maritaine lui vaille antipathie lui importait peu.

Elle installa le plateau sur le lit, une fumée blanchâtre émanait de l’assiette et de la tasse en terre cuite. Une agréable odeur se dégageait.

Ce n’est pas du poison non plus, si j’avais voulu vous tuer j’aurais mieux fait de vous laisser mourir dans la forêt non ? Je sais pertinemment que tout ce que je pourrai dire passera pour des subterfuges afin d’obtenir de la sympathie mais …vous êtes libre. Je n’ai aucune raison de vous faire du mal, de vous garder ou quoi que ce soit et puis la non-assistance à personne en danger est un délit civil ! Sa voix s’était emportée et elle se stoppa nette. L’information remontant au cerveau…Oui certes ne pas aider quelqu’un dans le besoin est un délit et est passible de sanction…sur Terre, seulement sur Terre…Elle venait de se griller en à peu près 3 secondes et demie. Chouette ! Son visage blêmit à la vitesse de l’éclair réalisant son erreur grossière. Elle secoua rapidement la tête dans un geste frénétique et fit comme de rien n’était malgré les quelques gouttes de sueur perlant sur son front.

Elle se leva d’un bond et se dirigea vers une armoire située à gauche de la pièce pour en sortir un paquet blanc ficelé avec un ruban également blanc. Le paquet était assez volumineux mais complètement mou. Il contenait en réalité des vêtements qu’un berger et tailleur du coin lui avait céder contre un service. Apparemment cette tenue faisait partie d’un fond de stock qu’il n’arrivait pas à écouler du fait de la grande taille de la panoplie et il était ravi de s’en débarrasser à vrai dire. Dijad allait souvent le voir dans les plaines, il avait toujours besoin d’aide et avait bon cœur.

« C’est pour vous. Malheureusement je n’ai pas réussi à sauver autre chose que votre armure et vos bottes lors de l’affrontement et comme il n’est pas concevable de vous laisser dans cette tenue…Elle déposa le paquet sur le bord du lit et vint se rasseoir sur la chaise. Elle se sentait assez mal à l’aise mais fuir une nouvelle fois dans la cuisine n’était pas une bonne solution. Elle fera face et répondrai à toutes les questions, quitte à se recevoir le plat chaud en pleine poire. Non Dijad n’abandonnerai pas. Têtue comme elle était, elle ne laisserait tranquille la belle rousse qu’une fois pleinement rétablie.

Avec un visage légèrement poudré de rougeurs, elle demanda timidement à sa pauvre malade éberluée voire choquée –elle ne savait pas comment décrypter l’expression de son visage- : « ]Pardon je…je ne vous ai même pas demandé votre prénom Mademoiselle… ». Peu habituée au contact humain, Dijad réagissait parfois comme le jour et la nuit, très assurée lorsqu’elle défendait ses convictions et complètement vidée de motivation dans toute autre situation. Elle détourna les yeux, clairement gênée de sa propre question. Elle bafouilla quelque chose en agitant les mains frénétiquement « Enfin…c’est à vous de décider si vous voulez me le donner ou non ! Je n’exige rien ! ». Ses yeux se fermèrent et sa bouche se crispa immédiatement, elle ne voulait pas offusquer encore plus son invité et à présent, estimait peut être se mêler de ce qui ne la regardait pas.
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Noxxia fut laissée un instant seule, son hôte s’éclipsant par-derrière le rideau délimitant la pièce.

Décidément, elle était étrange. Certaines personnes auraient pu s’indigner devant comportement de la blessée, mais elle semblait ne pas s’en embarrasser outre mesure. Pendant un instant, l’idée d’avoir affaire à une faery folle lui avait traversé l’esprit, mais elle chassa cette idée l’ayant fait tressaillir, la brune était bien trop calme, souriante, loin de l’image qu’elle avait des pauvres dégénérés qu’elle avait vus par le passé.

Contre sa volonté, l’idée en amena une autre, remontant a la surface des souvenirs d’une nuit veille de plus de dix ans…
En y repensant, si ça le hasard n’avait pas envoyé Dijad à temps, elle serait encore dans cette clairière, sans doute en bien piteux État comparer au sien présentement. Elle aurait pu y rester… et avec elle ce qui restait du clan d’Éridan… Peut être sa dette envers sa gerriseuse était plus grande qu’elle ne voudrait l’admettre.

Pourtant peu adepte d’introspection Noxxia ne pu s’empêcher d’y penser, ressassant des souvenirs, jusqu’à ce qu’une odeur la tire de ses pensées maussades.
Son hôte était de retour, un plateau entre les mains d'où s’échappait le fumet envoutant. Son estomac rugit de nouveau en découvrant la mixture épaisse où trempaient quelques morceaux de viande. Avec le même entrain, Dijad vient déposer le repas sommaire auprès de sa malade, souriante.

Elle était habituée au rationnement, mais entre les derniers événements et le froid de cette habitation creusée a même la pierre, un repas chaud semblait être un cadeau de l’Oracle en personne.

La boisson attira son attention, une familière odeur de menthe s’en dégageant, faisant monter l’eau à la bouche de la gardienne.

Si elle n’était pas encore assez sure de son estomac pour se risquer dans un festin, elle prit rapidement la tasse, après une petite seconde d’hésitation seulement, goutant avec délice et plaisir le breuvage chaud au gout de nostalgie.

Dijad continuait à parler, toujours. Et peut-être Noxxia avait encore de la fièvre ou n’était pas assez attentive, mais elle ne comprenait pas un mot sur deux de ce qu’elle disait.
Non-assistance n'a personne en danger?… Délit-civil?… Pas que Noxxia soit là plus au fait des règles d'Eel et de la garde, malgré son poste, mais jamais elle n’avait entendu ça… La brune venait elle d’un recoin si éloignée d’ici? L’expression mit la puce à l’oreille de la gardienne, déformation professionnelle peut être.

Avant que la berseck puisse penser la chose outre mesure, la petite se leva d’un coup pour lui apporter un paquet. Le déposant à ses côtés. La méfiance endormie par la nourriture, Noxxia tendit les mains vers le paquetage qui se révéla mou et léger sous ses doigts.

-C’est pour vous. Malheureusement je n’ai pas réussi à sauver autre chose que votre armure et vos bottes lors de l’affrontement et comme il n’est pas concevable de vous laisser dans cette tenue…

Noxxia ne put retenir un sourire, il devenait clair que sa partielle nudité gênait plus son hôte qu’elle-même. Et pourtant, elle devinait que la petite evait du la voir en plus simple appareil lorsqu’elle était inconsciente. Loin de la gêner, cela ne fit que redoubler son envie de rire.

-Pourquoi donc? La vue te déplaît tant que ça? plaisanta elle.

Noxxia avait décidé qu’a défaut de pour faire confiance à Dijad, elle agirait comme s'il n’y était rien. Elle était encore coincée ici pour un moment, inutile de rajouter de la tension à son séjour. Pas question de baisser sa garde, elle resterait alerte, mais mieux valait apprendre à la connaître. Et de ce qu’elle en savait pour le moment, elle avait une dette.

Et puis elle devait avouer qu’elle se les gelait dans cette chambre a même la pierre! Comment faisait Dijad, et les gens en général pour supporter de telles températures!? Les nuits étaient froides glacées dans le désert, mais depuis qu’elle était arrivée dans la garde, elle ne supportait pas l’humidité ambiante qui s’insinuait partout pour vous glacer jusqu’à l’os.
C’est donc avec reconnaissance qu’elle sortit du paquet de quoi se couvrir.

Elle fut surprise par l’apparence du vêtement, il était rare de trouver de telles choses dans les environs. Pendant quelques secondes elle laissa ses doigts trainer sur le tissu ou et rouge, suivant les coutures fines, les différentes épaisseurs des vetements. Elle douta un instant que la tenue lui convienne, Dijad semblait plus petite et menue qu’elle, abordant des formes féminines où Noxxia avait préféré le muscle, mais elle fut agréablement étonnée, les vêtements semblant trop grand pour la brune.

Noxxia fut coupée dans l’inspection du vêtement par ladite femme à son chevet:

-Pardon je ne vous ai même pas demandé votre prénom Mademoiselle… Enfin…c’est à vous de décider si vous voulez me le donner ou non ! Je n’exige rien !

Le berserk lâcha un rictus. Ce n’était qu’un nom, on ne vous poignardait pas dans le dos avec une appellation, ou dans son cas, un pseudonyme. Elle remarqua aussi que Dijad semblait tenir a la vouvoyer, ce qui ne l’a mettais pas tout a fait a l’aise..

-Noxxia. Dit-elle simplement, puis se sentant obliger de se justifier devant l’air embarrassé et surpris de Dijad. « Tu m’as déjà donné ton nom, le moins que je puisse faire c’est de te rendre le pareil. Je ne te fais peut-être pas confiance, mais je ne serais pas ingrate. » Le ton devenait trop sérieux à son gout « Et puis faire connaissance avec des inconnus dans des forêts et des grottes étranges semble devenir une habitude, autant ne pas s’arrêter en si bon chemin! » Plaisantât elle.

Le présentation faite en bonne et du forme, le plus dur restait a faire… Avec un effort titanesque, Noxxia quitta sa position assise sur le lit pour s’installer sur le bord de celui ci, avec toujours, entre ses doigts serrés, les vetements offerts. Elle serait les dents, ajoutant la douleurs de sa mâchoire a celles qui traversaient déjà son corps a chaque mouvements. Fidèle a sa fierté mal placée, elle refusait de lâcher un gémissement ou une plainte. Elle s’arrêta un seconde pour laisser les douleurs se dissiper:

-Et toi Dijad? Qui est tu? Et pourquoi m’avoir aidée?

Attendant la réponse de la brunne, elle commença a essayer d’enlever la chemise de nuit qu’on lui avait prêtée a son insu, lentement, sentant les muscles de son dos violemment protester lorsqu’elle leva les bras. Elle grimaça disgracieusement a chacun de ses mouvements. Elle s’en souviendra de ce nounous...
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Dijad, les mains posées sur ses genoux, se mit à rougir comme une pivoine à cette phrase lancée sans y réfléchir par son invitée :
« Pourquoi donc? La vue te déplaît tant que ça?

Elle balbutia un énergique et saccadé :

-Pas…PAS DU TOUT !!! Elle n’avait pas la force de trouver une argumentation permettant de contrer la plaisanterie tout à fait ...pas drôle de son hôte.

Au contraire, la petite terrienne trouvait la berserk fort charmante, les yeux jungle sauvage et les cheveux tempête de feu. Une masse qui forçait le respect. Ce teint noisette qui donnait envie de croquer dedans comme dans un petit chocolat renfermant une cerise alcoolisée qui vous mettait le feu dans la bouche et vous enivrait d’une douce chaleur.

La petite brune protesta avec véhémence : « N’importe quoi !Pfrrr c’est la fièvre qui vous fait délirer… ». Des mots dignes d’une gamine de 6 ans…

Légèrement boudeuse, Dijad regardait sa malade avec les lèvres inférieures retroussées montrant son désaccord à la boutade. Et puis le naturel revenant au galop elle remarqua que son alitée frissonnait de froid.

Il ne faisait en effet pas bien chaud dans l’habitation et Dijad avait l’habitude de vivre dans le froid alors elle ne se préoccupait pas vraiment de la température mais il était vrai que pour quelqu’un qui sortait à peine de blessures et ayant perdu beaucoup de sang, l’air devait être glacial. Mais l’atmosphère se détendait un peu, avec le fumet de menthe et l’air un chouïa plus détendu de la belle berserk.

« Noxxia. Tu m’as déjà donné ton nom, le moins que je puisse faire c’est de te rendre le pareil. Je ne te fais peut-être pas confiance, mais je ne serais pas ingrate…Et puis faire connaissance avec des inconnus dans des forêts et des grottes étranges semble devenir une habitude, autant ne pas s’arrêter en si bon chemin! »

Dijad sourit et échappa un petit rire. Elle était néanmoins fort heureuse de connaître enfin son nom ! La farouche rousse cachait un certain sens de l’honneur. Dijad n’en doutait pas au vu de l’attirail de la princesse du désert, une guerrière est un être loyal !

Et puis c’était un peu chiant de ne pas pouvoir appeler quelqu’un et franchement insultant aussi. Elle sourit et frappa ses deux paumes l’une contre l’autre. Avoir un nom était déjà une récompense en soit pour elle. Dans le passé…un nom était quasi un arrêt de mort.

Quand on avait le nom de la cible, elle était cuite, peu importe où elle allait se réfugier son nom la suivait, laissait des traces, une piste à suivre. Alors pour Dijad récupérer un nom n’était pas rien loin de là.

Elle réfléchissait déjà toute seule à voix basse « Noxxia…Noxxia. C’est joli…Nox le temps ou Nix la nuit…Non c’est vraiment agréable à l’oreille. ». Elle se contentait toute seule en élaborant des théories  sur l’origine d’un tel nom, ça l’amusait assez. Un nom oui, ça en disait long sur son propriétaire. Il n’était jamais choisi au hasard, les pseudonymes encore moins.

Elle se leva et alla raviver le feu se trouvant dans un poêle à bois dans un coin de la pièce, versant quelques gouttes d’une mixture rouge se trouvant dans un flacon non loin sur les braises. Le feu reprit vigueur et une flamme orange s’éleva dans le brasier. Elle referma la porte en verre et retourna vers son hôte qui se ….DÉSHABILLAIT !

Panique à bord du cerveau de Dijad qui ne s’attendait pas du tout à cette vision, elle piqua un fard immédiatement et se précipita au chevet en grimaçant.

« Aaaaah attendez je vais vous aidez enfin ! Sa bouche affichait un air de gêne absolue, complètement troublée elle détourna le regard et chercha une solution. Elle priait en silence pour qu’une ampoule s’allume au plus vite dans son cerveau. Madre de dios ! Elle était trop pudique pour jeter le moindre regard sur un corps nu, ce qui ne semblait pas être le cas de sa malade. Complètement décomplexée la belle rousse forçait sur ses muscles tendus pour enlever sa chemise.

Surchauffe dans le moteur ! Dijad monta sur le lit et fermant les yeux en tournant la tête, elle agrippa le vêtement pour le tirer vers le haut avec beaucoup plus de force qu’il n’en fallait. Par l’effet et pris dans son propre élan elle roula en arrière et tomba la tête sur le sol, les jambes encore sur le drap et la chemise de nuit en lin dans les mains.

Elle se frotta l’arrière du crâne pour calmer sa douleur, une petite larme au coin de l’œil qu’elle ouvrit pour s’essuyer et là…Elle frappa son esprit malfaisant et vicieux d’avoir regardé de derrière le corps de la berserk. Une sculpture grecque pouvait aller se rhabiller face à la carrure musclée, saillante et voluptée de Noxxia. Elle inspirait la force, le courage et la détermination et ses cicatrices lui semblaient comme des dessins réalisés pour l’embellir et souligné sa beauté. Son esprit s’égarait trop là. Elle devait mettre un terme aux divagations de son cerveau !

« Gaaaaaah !!!! PARDON ! PARDON ! PARDON !!! » Elle poussa un cri de stupéfaction et de réprimande envers elle-même. Se relevant assise sur le sol, elle fit le dos rond à son hôte pour calmer sa honte entre ses mains. Elle s’apercevait de la chaleur se dégageant de ses joues très rouges. Quelle situation inédite pour elle! Sur Terre, Dijad n'avait pas vraiment d'amies...ni de fréquentations juste des connaissances et l'art de vivre avec ses semblables lui était totalement inconnu.

Elle tremblait en se relevant, cachant ses yeux perfides et pervers de ses mains. Dijad n’était qu’innocence et dans son intellect on ne pouvait pas décemment regarder quelqu’un nu…C’était s’immiscer dans son intimité !

Gênée plus que de raison elle entreprit le tout pour le tout, prenant son courage à deux mains. Plus vite se serait finis et plus vite elle pourrait aller expier ses fautes ensuite.

La tenue. Remontant sur le matelas, elle chercha à tâtons le paquet de tissus, trouva le sous…le body et son aplomb dégringola pour s’écraser six pieds sous terre… Un body. Dieu ne lui épargnerait rien.

Atteinte de spasmes tel un malade de Parkinson, elle dégrafa les boutons de pression –situés vous savez où- et passa avec difficulté le body par la tête et les bras de la berserk. Et puis elle le sut immédiatement, en abaissant le tissu le long des formes de la belle, qu’elle avait touché par inadvertance un peu sa poitrine. De la fumée aurait pu sortir de la cervelle de Dijad tellement elle était au summum de la gêne.

Elle se précipita en excuses « DÉSOLE ! JE NE VOULAIS PAS PARDON !!! Arfff je ne suis pas très douéeeeeee…» se lamentât la pauvre terrienne face à son manque de tact, de délicatesse et de sang-froid. Décidément elle avait un problème de communication avec les autres.

Noxxia se débrouillerait bien seule pour…l’attacher hein ?
Elle installa le collier rattachant le tout, sa nervosité était palpable à des kilomètres mais au moins c’était fixé !

Il restait quoi ? Le petit haut, la cape, le pantalon, les bottes. Elle prit le petit haut très mignon, blanc et doré. Elle ne put s’empêcher de penser que ces couleurs allaient sûrement à merveilles à la belle rousse...Égarement le retour.

VOILA ! Elle lâcha un soupir de soulagement en ayant passé le petit haut par les bras. Le tout était assez ample pour éviter de toucher « des endroits sensibles » et sur cette partie elle s’en était sortie sans trop caresser le doux teint halé de sa pensionnaire.

Elle se tourna sur le lit et se cacha les yeux « Vous pouvez attacher le body, je ne regarde pas ! Je vous aiderai pour le reste mais ça je peux pas… »…Elle se dandinait sur le matelas pour chasser les idées qui traversaient son esprit très fragile en cet instant. Aaaah les charmes exotiques ! Ils vous font tourner la tête !
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« Aaaaah attendez je vais vous aidez enfin ! "

Noxxia releva les yeux vers celle qui avait prononcé cette phrase, le petit bout de femme rougissant à une rapidité effarante, rivalisant sans doute déjà avec le cramoisie des cheveux de sa malade.

L’idée que ça nudité puisse gêner Dijad n’avait, à vrai dire, même effleuré l’esprit de la gardienne. Et surement que vu son état, ce n’était pas la première fois qu’elle la voyait en plus simple appareil. Mais voir celle qu’elle considérait, toujours un peu, comme un potentiel menace, se tenait là, rougissante et bégayante de gene devant elle, elle ne pouvait s'empêcher de se sentir quelque peu fière. Cette Dijad qui semblait prendre un malin plaisir à rester impassible a toutes ses remarques, gardant son sourire ravi, la voir perdre ses moyens était jouissive. Et Noxxia mentirait si elle disait ne pas en avoir profité.
Peut-être qu’elle tenait sa sortie de secours après tout… Si les choses tournaient au vinaigre avec la brune, elle pourrait toujours faire tomber la chemise et en profiter de la diversion.

Elle fut vite de ses plans d’évasion lorsque ladite brune arracha ladite chemise. Littéralement.
Sous le coup de la douleur, refusant toujours de gémir, la rousse lâcha une flopée d’insultes dans sa langue natale, certaines impliquant des familles cornues et des organes génitaux peu gracieux.

Elle n’était de toute évidence pas la seule à avoir souffert de l’opération constata elle quand elle tourna la tête, trouvant une Dijadculbutée par terre.

C’est peut-être là que les doutes sur les intentions de la petite commencèrent à paraître infondés. Gênée, maladroite, bavarde et ingénue… Si c’était vraiment tout d’elle, dur de croire qu’elle pouvait être une quelconque menace en la voyant ainsi.

" Gaaaaaah !!!! PARDON ! PARDON ! PARDON !!!"

A part peut être pour ses oreilles…

N’en fais donc pas tout un plat! Laisse moi faire si ça te gene autant.»

Certes, Noxxia était loin d’être pudique, on lui avait souvent fait le reproche, ou le compliment depuis qu’elle vivait au refuge. Mais elle qui avait grandi en côtoyant des gens aux même moeurs, une petite communauté qui voyait bien souvent le corps plus comme un outil. Elle ne comprenait pas la gene que d'autres pouvaient éprouver face à quelqu’un dénudé, le désir, en certaine situation, mais la gene... La réaction de Dijad aurait plus tendance à la faire sourire.

Malgré tout, l’habillage se poursuivit. Djihad sortit du tas de tissus un vêtement que Noxxia n’avait jamais porté, mais elle comprit vite que celui-ci était censé recouvrir tout le torse, ce qui expliquait la gene toujours grandissante de la voluptueuse brune. semblant passer outre, elle passa le bout de tissu par-dessus la tête de la guerrière. Ainsi vulnérable et assistée, Noxxia ne put retenir un étrange frisson lorsque les doigts l’effleurèrent.

Et à chaque fois ce ceci se reproduisit, Dijad se répandait en excuse, manquant a chaque fois de déclencher l’hilarité de Noxxia, tentant de retenir ses rires. Elle avait une allure à conserver quand même, et puis ses muscles courbaturés ne lui pardonneraient sans doute pas.

Elle se débrouilla tout de même pour les derniers ajustements plus... personnels, ayant à peu peur de voir Dijad bouillir sur place si elle poussait le bouchon trop loin.
La guerrière s’arranger pour ajuster les vêtements restants, se levant momentanément du lit pour finir de fermer les derniers boutons sous-vêtement qui avait valu des bouffés de chaleur à Dijad.

Elle réussissait déjà a tenir plus ou moins convenablement sur ses pieds, ce qui était une amélioration folle comparée a plus tot. Peut être grâce au repas ou un état d’éveil plus avancé. Peu importait, Noxxia était heureuse de retrouver un semblant de dignité et d’autonomie, même si elle sentait que trop bien ses muscles douloureux protester contre cette position.

Elle en profita pour également pour ramasser son épée au sol, la sanglant autour de sa taille, retrouvant le poids rassurant et familier de l’arme à ses côtés. Même si elle devait se reposer de nouveau, cela ne devrait pas la gêner outre mesure, habituée.
Un coup d’oeil derrière lui confirma que la brune voluptueuse était assis, toujours dos a la gardienne, sur le petit matelas, le visage dans les mains. Presque adorable.

"Le spectacle est fini, tu peux te retourner sans danger. » Taquinât la géante.

La tenue était indéniablement très jolie, même aux yeux d’une désintéressée comme elle. Un peu trop de tissus et de volants à son gout, un désavantage certain lors d’une confrontation, mais les ornements dorés et les tissus épais se drapaient agréablement, et la tenue était étonnamment à la bonne taille.

Merci. j’essaierai de te la ramener une fois sur pieds et de retour au refuge.

Peu de chance qu’elle la porte régulièrement après tout.

-D’ailleurs, je n’ai toujours pas eu de réponse, pourquoi m’avoir aidée et ramenée ici plutôt que de me laisser a la garde? Cela aurait sans doute été moins de souci...
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"Le spectacle est fini, tu peux te retourner sans danger. » Taquinât la géante.

Dijad pivota sur son fessier, écarta les doigts de la main sur son visage et observa alors Noxxia…qui paraissait immense et éclatante ainsi remise debout. Surplombée par une sorte de déesse, Dijad ressentie la petitesse de son être. Elle fut impressionnée et à vrai dire, resta interdite quelques secondes en réalisant la taille de Noxxia. Une belle guerrière fière et déterminée se dressait devant elle, pauvre terrienne paumée, le cul sur le matelas…

Elle ne sut réprimer de taper dans ses mains une fois…elle ne pouvait pas applaudir quand même. Mais il est vrai qu’elle trouvait une certaine prestance, du charisme à la berserk au teint halé. La jeune humaine était naïve mais elle ne combattait pas toujours ce défaut. Il est bien d’admirer les gens qui le méritent.

N’écoutant pas vraiment ce que lui disait Noxxia, comme hypnotisée par son allure de touareg, elle ne releva pas le remerciement. Après tout, elle avait une conception bien à elle du devoir, non elle ne méritait pas tant, elle n’avait fait que ce que son esprit lui suggérait en son intégrité. Agit en conformité de tes convictions disait un grand philosophe. La petite terrienne suivait le principe : on ne laisse pas mourir quelqu’un alors elle ne le laissait pas. Logique était le maître mot dans sa vie, elle aurait aimé tout contrôler mais c’est avec amertume qu’elle constatait souvent combien elle ne se déterminait pas elle-même.

« D’ailleurs, je n’ai toujours pas eu de réponse, pourquoi m’avoir aidée et ramenée ici plutôt que de me laisser a la garde? Cela aurait sans doute été moins de souci... »

Elle releva ses yeux plein d’étincelles vers le visage de la belle crème caramel et son sourire s’effaça instantanément à sa question. Dijad allait encore devoir jouer au jeu du faux mensonge, dire une vérité qui n’en disait pas assez, qui restait assez évasive. Elle haussa les épaules reconnaissant son erreur et son facies changea du tout au tout.

-Pour dire la vérité…Le QG est en conflit depuis très longtemps avec mon peuple. Il a fait beaucoup de mal à tes semblables alors je me fais discrète. Ayant moi-même été expulsée de mon lieu de vie par mon maître pour me punir…Ici il savait que je serai perdue et que je ne pourrai me retourner vers personne. Il est vrai que j’aurais dû te laisser à la garde mais…pour ma propre sécurité cela valait mieux que je te ramène dans ma demeure. Je ne tiens pas vraiment à ce que le QG connaisse mon existence sur leurs terres. Alors voilà… » Finit-elle sur un ton complètement maussade…Avec la berserk elle ne jouait pas à cacher ses émotions, mentir mettrait trop de difficultés dans leur relation naissance et déjà conflictuelle. La dure réalité…Elle se souvenait encore du regard hilare du sbire qui l’avait projeté dans le cercle de champignons, de son rire cynique…Il n’avait pas fait dans la dentelle en envoyant ses trois généraux pour la pousser dans ce piège. La seule pensée de revenir entre ses mains la faisait frémir, après tout il lui avait promis quelque chose qu’elle préférait ne pas subir.

Elle regarda vers la gauche, ferma les paupières et reprit une mine plus réjouit. Elle trouvait absolument inutile de se lamenter sur son sort. Elle n’avait pas le choix après tout, elle avait décidé de se battre et de résister. Elle se releva et penchant la tête en arrière pour apercevoir le visage de son hôte, elle lui  rendit alors son plus beau sourire innocent.

« Je suis contente et aussi impressionnée de te voir debout. Tu as l’air d’aller mieux ! Tu es…grande…Tu es une titan ? Une géante ? Emportée dans sa joie de voir ses soins porter leurs fruits, elle n’avait pas fait attention à son changement de vocabulaire. Tutoyant la belle rousse alors que l’éthique lui interdisait une telle familiarité. Dijad n’avait en effet jamais vu de ses propres yeux une telle masse de corps, elle avait l’impression de voir un monolithe s’élever devant elle, enfin…le monolithe avait quand même de jolies formes alléchantes hein…Mais passons. Sa malade l’intriguait assez, il n’y avait que dans les livres et les paroles de son maître qu’elle avait entendu parler des habitants de ce monde et de leurs caractéristiques singulières mais les voir en vrai étaient tout autre chose.

Il lui sembla alors que ce monde n’était peut-être pas si horrible qu’il n’y paraissait pour un humain. Si on faisait abstraction du manque de bouffe, les plantes, les animaux, pardon les familiers et les créatures peuplant ces terres étaient une source de recherches inépuisables et elle imaginait enfin les trésors d’histoire que pouvaient retenir les aspects féériques de ce monde.

Une curiosité frétillante commençait à animer la châtain, elle avait envie de savoir comment vivait le peuple de son hôte, quelles étaient leurs aptitudes, leurs croyances. Dijad ne se considérait pas comme érudit. « Est savant celui qui sait ne pas savoir ». Elle se considérait comme telle une bibliothèque aux rayonnages extensibles. Certes, elle était loin d’être bête mais la vraie intelligence repose sur la capacité à rechercher et lever les mystères qui demeurent, c’est aller vers l’inconnu et non pas se la péter en démontrant son savoir.

Après tout, oui elle souffrait d’avoir atterrie ici mais les pauvres êtres magiques aussi, chassés de la Terre. Si un jour ce qu’elle apprenait ici pouvait lui servir pour aider ces pauvres gens, elle en serait plus que ravie.

Se réveillant de ses réflexions elle regarda Noxxia « Je t’aiderai à retourner au QG quand ton corps le permettra en attendant ne te crois pas redevable de quoi que ce soit. Je vais me servir de toi ! C’était sûrement la phrase la plus crédible au monde…Oui Dijad manipulatrice…Oui on ne pouvait qu’arriver à cette conclusion en la voyant baisser les yeux et joindre ses doigts en faisant la moue d’une enfant demandant un jouet à ses parents. Je veux connaître…Je veux savoir…Ton peuple ? Comment les gens vivent ici ? Quelles sont vos légendes et…et… Je m’emporte…Excuse ma curiosité mal placée…» . Elle plissa les yeux d’un air désolé.

Jetant un regard circulaire à la pièce elle s’aperçut de la maigreur de ses étagères, dépourvues de manuels et de bouquins aux connaissances multiples. Cette constatation l'attrista, les livres et les objets ont toujours été de ces rares compagnons. De sa réflexion, en savoir plus sur ce monde, l’aiderait sûrement à affronter ce qui l’attendait et effacerait un peu son sentiment de solitude et d’absence de repères.

« Je vais te laisser finir de te reposer… » Finit-elle, un peu déçue d’elle-même, ce n’est pas comme ça qu’elle obtiendrait des informations. Noxxia devait dès à présent se méfier encore plus d’elle. En fait, elle avait tout foiré. Cette idée la répugna totalement. Elle avait envie d’aller bouder dans son coin c’est-à-dire se plonger dans la recherche de ces maudits ingrédients pour rentrer chez elle.

Son corps se tassa un peu et elle reprit la direction de la cuisine, retourna à son tas de paperasses…
D’ailleurs quand elle avait entendu les cris de son hôte elle avait fourré dans sa poche à la va vite sa nouvelle « to do list » comprenant les ingrédients et les lieux où ils se trouvaient cachés. Tout était résumé sur une seule feuille de papier avec même des schémas et croquis pour identifier visuellement les éléments à débusquer. C’était une sorte de feuille de route qu’elle avait plié dans sa poche de jean. Mais le dit pantalon étant serré et Dijad ayant des hanches plutôt généreuses, la liste pliée en quatre tomba alors par terre sans qu’elle s’en rende compte…
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-"Je ne tiens pas vraiment à ce que le QG connaisse mon existence sur leurs terres. Alors voilà… "

Noxxia ne pouvait pas dire que ça l’étonnait. Autant elle avait la conviction que la garde pouvait être bénéfique pour Eel, la plupart des gardiens la rejoignant dans l’envie d’aider; autant elle savait que tout n’était pas rose, loin de la. Elle bien placée pour connaitre les actions moins glorieuses du groupe armé.

Mais si la petite brune comptait rester cachée, ramenée une gardienne directement chez elle n’était peut-être pas des plus judicieux. Le berserk garda cette réflexion pour elle, après tout, elle n'était la première heureuse que la jeune femme aux formes plantureuse n’est pas pensé que le secret de son existence valait mieux que sa vie.

Dijad n’avait pas l’air d’être des plus à l’aise, à parler de sont passés, évitant de regarder la grande basanée dans les yeux, semblant un instant dans ses pensées… Avant de revenir à son habituel sourire et légèreté. Toute l’histoire n’était pas racontée… Evidemment, qui se découvrait à une parfaite inconnue après tout? L’honnête et la transparence ne sont pas des qualités qui gagnent a être montrées à tout le monde… elle ne pouvait la blâmer pour cela.

« Je suis contente et aussi impressionnée de te voir debout. Tu as l’air d’aller mieux ! Tu es…grande…Tu es une titan ? Une géante ?

Le berserk lâcha un rire bruyant devant la candeur de la jeune femme, heureuse que l’atmosphère s’allège finalement un peu. Entre le gene de la voir en plus simple appareil et les questions personnelles, la tension de la pièce passait était plutôt tendue pour le moment. Non pas que Noxxia regrette son geste, voir la mignonne et jolie jeune femme perdre tous ses moyens avait été un spectacle qui l’avait ravie a vrai dire.

-« Certains nous appellent comme ça oui, mais berserk serait plus précis, où Berserker selon a qui tu demandes. Et pour ce qui est de la taille..."Noxxia etait clairement un peu genée en disant cela"... je suis plutot petite comparée aux autre, je ne fais même pas deux metre... Mais je crois qu’entre tes bons soins et ma race, je n’ai pas vraiment de mérite à aller mieux!»

Elle disait cela, mais déjà, elle ne pouvait nier que ses jambes tremblaient déjà sous elle, apparemment peu coopérantes et peu désireuses de porter le poids de la guerrière. Et son dos n’était pas en meilleure forme.

Elle devrait être habituée à ces douleurs et blessures, ce n’était pas la première fois qu’elle se retrouvait presque en morceaux après tout. Et pourtour, la défaillance de son propre corps la frustrait toujours autant. Elle qui considérait sa force et son physique comme son seul atout, sachant que se chercher d’autre utilité que l’art de la guerre aurait été stupide; sentir inutile et incapable de même marcher était...

Le berserk chassa ses pensées importunes, ce n’était ni le lieu ni le moment, si moment il y avait. Encore une fois elle s’en remettrait, heureusement et grâce à Dijad.

Soulageant ses jambes prêtes à lâcher, Noxxia se laissa tomber sur le lit aux côtés de Dijad, Ignorant les grincements de protestation du pauvre lit son poids et ornent garde à son épée reposant à ses côtés.

Un temps passa ou la jeune femme à ses côtés semblait plongée dans ses pensées, triturant un méche de cheveux chocolat tombant sur son visage à la mine pensive. Noxxia se demandait de quelle race pouvait elle être elle aussi, une Epigée peut etre?
Cela expliquerait surement l’habitation étrange, au coeur même de la terre et ses yeux et chevelures si sombre. Noxxia ne pouvait penser à autre chose, mais elle etait loin d’être une érudit après tout, et elle était loin de connaitre l’intégralité des races parcourant ces terres.

« Je t’aiderai à retourner au QG quand ton corps le permettra en attendant ne te crois pas redevable de quoi que ce soit. Je vais me servir de toi !Finit par dire celle qu'elle observait du coin de l'oeil, ne manquant pas de surprendre la berserk par ses propos

Tournure de phrase... pour le moins troublante… Noxxia devait se faire des idées…

Lorsqu'elle avait pensé a de la gentillesse intéressée de la part de la brunette, elle n’avait certainement pas cela en tête!!

Mais après tout...

La demoiselle était pour le moins avenante, sans l’ombre d’un doute, et il était sur que personne ne pouvait rester de marbre devant ses formes avantageuse et son visage ovale ou trônait de noisettes joueuse, soulignées par une chevelure sombre et ébouriffée encadrant son visage...

-"Je veux connaître…Je veux savoir…Ton peuple ? Comment les gens vivent ici ? Quelles sont vos légendes et…et… Je m’emporte…Excuse ma curiosité mal placée…»

Par l’oracle!!… Noxxia lâcha un soupir, a moitié soulagée et déçue, avant de ce rendre vraiment compte de ce que demandait la brunette.

Quel intérêt pouvait bien avoir cette petie en savoir plus sur elle et ses origines? N’importa quel bouquin d’histoire lui en apprendrait assez. Elle ne pouvait pas lui reprocher son manque de connaissances sur les berserks, évidemment, ils étaient peu par ici, et il en allait de même pour les natifs du désert de Najm en. Mais elle n’en avait pas moins aucune envie d’en parler, encore moins a une inconnue. La première et dernière fois qu’elle avait parlé des siens remontait à son arrivée au refuge, ou des explications lui avaient demandées quand on l’avait trouvée. Depuis, elle s’était tue sur le sujet, limitant ses histoires à de rares anecdotes autour d’un chope, et peu avait été ceux assez idiot pour lui en demander plus.

Sans qu’elle ne s’en rende compte, son expression se durcit, fixant la brunette en face d’elle, verrouillant son regard verdoyant sur celui-ci boisé de sa voisine. Elle n’essayait pas spécialement de l’effrayer ni même d’avoir l’air dure, gardant le ton de conversation banale, mais par réflexe, elle abordait ce masque qui en dissuadait souvent plus d’un.

-« Ton ignorance ne me contrarie pas, mais mon « peuple » n’a plus grand intérêt à être connu. Et pour ce qui est d’ici… Une visite au refuge et les gens de toutes les origines qui s’y trouvent t’en apprendrons surement plus que les dires d’une seule personne, qui n’y a pas même pas toujours vécut.»



« Je vais te laisser finir de te reposer… » murmura Dijad avant de rapidement sortir rapidement, un air attristé sur son beau visage.

Par l’oracle… Voilà le semblait de confiance et de confort installé entre les deux femmes réduits à néant. Bien joué Noxxia… Voilà pourquoi tes camarades se limites aux collègues et a ceux assez fous pour boire avec toi.

Noxxia lâcha un soupir, de toute manière, si Dijad voulait rester loin du QG, et elle, y retourner rapidement, ce n’était pas plus mal. La jeune femme lui avait certe sauvé la vie, mais cela ne changeait rien à la situation délicate des deux femmes, toutes deux ne pouvant se permettre une confiance totale…non?

D’ici quelques jours, elle serait de retour que QG, de retour a la normal. Elle pourrait laisser la brune en paix, oublier toute cette histoire. Du moins c’est ce qu’elle prévoyait…

La guerrière basanée jeta un coup d’oeil autour d’elle. À ses pieds, ses quelques possessions restantes étaient reperdus le sol, tombées en même temps que son sac plus tôt, après son altercation avec le familier de son hôte.

Ignorant les protestations de son dos elle se baissa pour rassembler les quelques affaires proches d’elle; son ordre de mission, une pierre a aiguisé et… une liasse de papiers qui n’était clairement pas à elle. Loin de l’écriture mal assurée et brouillone le berserk, les pages sont couvertes d’une écriture plus fine et régulière qu’elle n’essaya même pas de décrypter. Des illustrations accompagnait le texte; pomme de pin, ce qui ressemblait à des restes de dragon; une bestiole que Noxxia se souvenait avoir croisé durant de ses jeunes années dans le dessert de Najm… Quoi que ce soit, c’était étrange...

La guerrière glissa la liasse de papiers pliés dans sa ceinture, cachant la découverte entre les tissus et sa peau, préférant garder ça pour plus tard. Elle devrait en toucher deux mots à Dijad.





Noxxia aurait voulu pouvoir dire qu’elle était restée attentive et sur ses gardes tout du long, qu’elle avait su rester digne de sa réputation de guerrière et prête à réagir aux premiers signes de menace. Mais ce serait mentir. Elle ne put en réalité pas longtemps lutter contre le sommeil qui la reprenait, et ce malgré les vagues de douleurs qui remontaient le long de sa jambe ou son bras blessés pour le réveiller eti tenter de lui arracher quelques gémissements. Elle finit tout de même par sombrer, à moitié assise dans le lit, zieutant avec envie et méfiance la fiole restée sur la table de chevet.
oOo

Quand elle émergea bien plus tard, elle paniqua un instant dans ce lit et cette chambre qui n’était pas la sienne, se redressant soudainement, envoyant de coté la couverture qui la recouvrait, sa main retrouvant par réflexe le pommeau à ses côtés. Quelque peu rassurée par le contact du cuir usé sous ses doigts, Noxxia pris un moment pour regarder autour d’elle la chambre encore plongée dans la pénombre, reprenant ses esprits. Le blackbear, les blessures… Et Dijad

Elle était presque surprise d’être encore en vie après ce moment de relâchement...

Elle ignorait combien de temps elle était restée endormie, se blâmant d’une telle négligence, mais elle fut heureuse de constater que la douleur dans ses membres, à défaut de disparaitre, était devenue un peu prés supportable, ne l’obligeant plus à pousser des gémissements en permanence.

Elle jeta ses pieds par-dessus le rebord du lit, testant avec une certaine appréhension la résistance de ses jambes sous son poids.

Son état physique la mettait toujours en rogne, si elle pouvait supporter la douleur; sentir sa cheville prête à céder à chacun de ses pas était un sentiment d’impuissance qu’elle détestait par-dessus tout, mais elle était capable de marcher cette fois, et elle ne pouvait être assez reconnaissante pour cela. D’où elle venait, la cécité, l’handicape, était une honte pour le blessé; s’il il n’était pas consciemment stigmatisé, il n’était pas facile pour quelqu’un de diminuer d’évoluer dans une société se basant sur la force brute.
Au moins Noxxia pouvait espérer revenir vite a au normal, plus vite qu’elle ne pouvait y croire à vrai dire.

Elle ne pouvait nier que l’aide de Dijad ait une grande part dans son rétablissement, et elle n’avait pas fait grand-chose pour montrer sa reconnaissance. La belle brune avait pris un risque en la sauvant, et la guerrière basanée l’avait traitée avec une froideur qui lui était peu commune… Ça ne l’entrerait pas que la jeune femme regrette son geste devant son comportement, mais peu pouvaient maintenant…non?

Alors que Noxxia avançait comme elle pouvait vers ce qui devait être la porte de la chambre, elle ne pouvait pas s’empêcher de ressasser ces pensées sans comprendre pourquoi cela la dérange autant que son hôte puisse lui en vouloir, le visage attristé de la brune lui revenant en mémoire. Noxxia était parfois capable de plus d’empathie que ce qu’elle voulait croire, même si elle savait que ce genre de sentiment n’était pas toujours bon…

Toujours plongée dans ses pensées et dans la pénombre, Noxxia écarta le rideau qui fermait l’embrasure de la porte, grimaçant douloureusement face à la lumière qui envahissait la pièce.


Une sorte de … salon?… cuisine?… Desert. Si la lumière était en réalité assez tamisée, après avoir passé autant de temps dent le noir complet, Noxxia de pouvait s’empêcher de froncer les sourcils et de plisser les yeux.

Elle promena son regard s’habituant peu à la lumière sur la pièce. C’était étrange, depuis qu’elle s’était réveillée la première fois, tout lui avait semblé étrange, comme un rêve confiné a la petite pièce réduite qui servait de chambre, une parenthèse iréelle. Mais maintenant qu’elle se trouvait dans cette pièce de vie, avec ces quelques étagères, ces objets divers trainant un peu partout, témoin de l’habitant qui vivait ici; tout semblait donner plus de matière et de tangibilité à sa sauveuse…

La grande femme s’approcha à son rythme de la table, où trainait encore ce qui semblait être les restes d’un repas, une assiette, une tasse ou restait un fond de thé encore fumant, et de papiers épars recouvrant le petit meuble.
Poussée par l’instinct et la curiosité, menant l’enquête comme la garde aimait temps le dire, elle ramassa quelques feuillets au hasard, intriguée. Elle avait déjà vu quelques choses dans ce genre-là, couvert d’illustration et de cette écriture particulière…

-« Qu’est ce que?.... »

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Deux jours avaient passés depuis que Noxxia s’était rendormie profondément. Bien entendu il n’était nullement question de la réveiller, elle reprenait des forces et même si cela était dure pour une berserk d’accepter l’état d’alité, pour retrouver sa force il fallait irrémédiablement passer par là.

Dijad s’en était de suite retournée à sa sempiternelle paperasse ayant essuyé un refus qu’elle jugea juste mais qui l’avait un peu peinée. Elle aurait dû le savoir que personne ne révélait son passé comme ça, à une inconnue. Elle-même avait dissimulé la vérité, par sécurité. Bien sûre ce n’était pas ce que Dijad avait voulu mais elle aurait aimé en savoir plus…Même si la belle Noxxia indiquait avec une amertume palpable que son peuple n’avait guère d’intérêt. Si seulement les êtres humains et les êtres magiques pouvaient se comprendre et à nouveau vivre ensemble…Quelle stupide utopie se dit-elle instantanément. Elle était aussi façonnée de cette manière, pleine de rêves irréalisables…Rêveuse du mieux, victime du pire, l’espoir l’avait toujours maintenu en vie ce qui expliquait cette abnégation idiote à croire qu’il y avait encore du bon en l’être humain malgré ce qu’elle avait subi.

Ce qu’elle préférait oublier mais qui faisait ce qu’elle était aujourd’hui. Elle n’était pas fière d’elle loin de là mais elle ne voyait pas quoi faire d’autre que de chercher justice non pas pour elle mais pour tous ceux qui subissent encore son joug implacable. Tout ce qu’elle avait subis ne pouvait pas avoir servi à rien.

Souvent elle regardait le fond de sa tasse, les yeux dans le vague, un peu démoralisée par cet enfermement à Eldarya…C’était pire que tout, elle se sentait dépourvu de tout…et surtout très seule. Peut-être trop seule pour se dresser encore contre lui. Non elle n’était pas forte. Elle avait eu bien des fois envie d’abandonner…mais si elle ne le faisait pas. Personne ne le ferait pour elle.

Tout lui manquait…Steve et Cécile …ses agents de protection. Clyde…Déjà trois mois qu’elle vivait ici et l’aigreur de sa situation désespérée lui montait de plus en plus dans la gorge comme une boule.

La présence de Noxxia, au fond, cela la rassurait, savoir qu’il y avait quelqu’un avec elle, même si ce n’était que temporaire ramenait un peu d’humanité dans son quotidien froid.

L’esprit de la brune réfutait en bloc cette affirmation selon laquelle le peuple de Noxxia n’avait rien qui vaille la peine de savoir. Tout était intéressant si on prenait la peine de s’y pencher un peu et surtout le mode de vie d’un peuple était rempli de richesses culturelles qu’elle adorerait se voir conter.

Mais qu’importe, la berserk avait raison de se méfier. Dijad ne pouvait pas lui en vouloir…même si frustrée de ne pas en connaître beaucoup sur sa race. Elle se mordait simplement les doigts d’avoir posé cette question qui avait tout fait éclaté.

La seule chose qu’elle savait sur les berserks c’est qu’on les disait de grands guerriers assoiffés de combats, des montagnes de muscles saillants aimant la poussière et la tension des arènes. Mais à vraie dire, la petite humaine se foutait éperdument de ses stéréotypes stupides. Elle avait horreur qu’on mette les gens dans des cases et préférait apprendre par elle-même qui elle côtoyait, se forger sa propre opinion. Elle voyait en Noxxia bien autre chose que la splendeur  d’une guerrière fière, il y avait quelques grains de sable de douceur dans son regard de jade. Les cicatrices apparentes cachaient des souffrances invisibles. Non elle ne voyait pas qu’un roc intangible…Elle percevait les nuances d’une personnalité franche et à la fois sensible, une belle femme gracieuse derrière des muscles taillés. Elle avait un charme différent de ce qu’elle avait pu voir auparavant et …assez hypnotisant.

Avec sa race ainsi déterminée, la petite humaine pu confectionner des soins un peu plus adaptés. Ces deux jours étaient passés assez rapidement en réalité. Elle n’avait pas vraiment dormi, si ce n’est la joue sur ces feuilles, de telle manière que l’encre s’était imprimée sur sa peau. O glorieuse position !

Le premier jour elle avait été cheminée en forêt pour récupérer des ingrédients. Il ne se passa rien de spécial. C’était une sorte de routine : elle s’occupait du chat, de Noxxia, sortait faire ses recherches et revenait faire un peu de ménage le midi, ressortait et venait le soir où il valait rester chez soi. Bien évidemment  elle prenait régulièrement soin de la berserk, au sommeil quelques peu agité par ses douleurs et la fièvre. Bienveillante, Dijad essuyait patiemment son front et attendait que sa température baisse pour ressortir dehors.

Le ciralak n’était pas vraiment d’une grande aide pour garder la maison mais du moment qu’il éloignait les black-rabbits assoiffés de sang cela lui suffisait.

Le deuxième jour, le berger avait eu besoin de son aide. Son dernier né était tombé malade et…ça arrangeait plutôt les affaires de Dijad qui avait besoin d’un peu de nourriture. Des remèdes pour son fils et une aide avec l’élevage lui avait permis de se voir offrir un petit panier en retour. Elle était plus que ravie et c’est en sifflotant qu’elle revenait dans l’habitation…après tout il y avait un petit pot de confiture de caramiel ! Quand elle rangea le pot dans ses étagères, elle l’admira quelques instants, la bave à la commissure des lèvres…et se ravisa…elle le garderait plutôt pour sa convive. Du sucre ! Un élément indispensable pour le cerveau mais les berserks avaient la réputation d’aimer surtout la viande…Dans le panier avait été fourni un morceau de porc. Elle le napperait de caramiel pour faire passer la pilule ! A tester avant quand même…

Un boulot monstre l’attendait ! Elle n’avait même plus de notion du temps. Elle avait toujours une oreille tendue vers la chambre. Changer les draps mouillés et la liquette de la belle, lui passer la pommade cicatrisante –chose qui lui valait des palpitations-, la rafraichir de sa fièvre…Elle ne ménageait pas ses efforts et tout ce travail la comblait au plus haut point. Moins de solitude, sensation d’utilité et donner à autrui. Sa satisfaction personnelle était à son summum, m’étant même de côté ses investigations pour rentrer sur Terre.

***
Revenant d’une toilette rapide, les yeux cernés et gonflés par l’eau chaude, le châtain allait retourner à son travail. Elle avait laissé sa paperasse en bordel avec des miettes et sa tasse. Elle était ordonnée et consciencieuse mais quand elle se mettait au travail, elle s’étalait sur toute la table engendrant des piles de feuilles, des stylos éparses, sa tasse et de la bouffe…Rien de très glorieux en somme. Elle rabattit ses cheveux mouillés en arrière et attrapa une serviette pour sécher son épaisse chevelure. Franchement changée, elle avait dû mettre au lavage son body et enfiler une chemise blanche par-dessus un débardeur blanc également.  Un œil ouvert les mains tenant la serviette épongeant ses mèches, elle n’aperçut que tard Noxxia mais s’en réjouit de suite par un sourire éblouissant de sincérité. Elles étaient parties du mauvais pied, il fallait y remédier.

Surprise et un peu prise au dépourvue, elle rabattit immédiatement ses manches retroussés et les boutonna. Elle noua également la serviette autour de son cou. Laisser à découvert ses plaies disgracieuses de chaires brûlées la mettait profondément mal à l’aise. Si on les voyait il n’était pas difficile de savoir à quoi elles correspondaient. Un halo rougeâtre fripé sur son cou et les mêmes aux poignets…

Elle resta muette un instant en observant Noxxia. Elle se tenait sur ses pieds, chancelante mais ça avait l’air d’aller mieux. Elle avait repris des couleurs et ne semblait pas avoir de fièvre. Elle n’était pas en pleine forme mais elle se portait mieux qu’à leur rencontre sans l’ombre d’un doute et cela ravissait Dijad d’avoir pu aider quelqu’un…D’autant plus que ce quelqu’un était une belle minette…

« Je suis contente de voir que tu vas mieux…au point d’avoir fait le chemin de la chambre à ici. Comment te sens-tu ?Souhaites-tu que je te prépare quelque chose à manger? Ou un bain? Demandât-elle avec sa mine réjouie. Puis en observant la table elle se sentie confuse et désolée.  Je m’excuse. Quel foutoir j’ai mis. Elle eut un petit rire amusé. Ne faisant aucunement attention à ses feuilles et son carnet, elle se contenta de ramasser la tasse et l’assiette pour aller les mettre dans le bac en pierre situé derrière. Dijad savait que peu d’eldariens au final savait lire le terrien et l’infime chance que Noxxia sache lire le terrien, faudrait-il encore qu’elle sache lire sa langue et ses abréviations. Elle se préoccupait donc guère que son secret soit révélé par le contenu des écritures. Et même dans l’hypothèse où elle arrivait à décrypter les inscriptions…il n’y avait pas de mal à vouloir essayer de retourner sur Terre, non ?

Et puis la joie de voir son hôte debout ôta à Dijad toute suspicion et toute méfiance.
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