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 Libre arbitre et prédestination [Terminé]

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3

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12/11/2016

spécialité spécialité :
Soins

Division III mercenaire - Soins

MessageSujet: Libre arbitre et prédestination [Terminé]   Lun 5 Déc - 21:51


Identité
Prénom : Orphée
Age : 54 ans, mais les poupées ne vieillissent pas. Elles se dégradent.
Sexe : Techniquement asexué, il a un torse d'homme, des hanches de femme et un visage féminin. On parle généralement de lui au masculin, mais vous pouvez dire elle, il ne vous corrigera pas.
Race : Marionnette (poupée vivante)
Groupe : Mercenaire
Faction : Division III
Ancienneté : 10 ans

Magie : Invocation/convocation
Caractère
Orphée, à première vue, aurait presque l'air atteint de paralysie faciale. Pour cause, il n'a l'air que de posséder trois expressions. Le sourire, la neutralité et l'étonnement. Cela vient de l'armature de son visage. Reste qu'à première vue, son panel d'expressions n'a pas l'air très étendu. Généralement, il sourit tout le temps, car il sait que cela met les gens en confiance. C'est que sa compréhension des relations humaines est assez limitée.

Ce qui est ennuyeux, c'est que c'est une vraie éponge émotionnelle et qu'il est hypersensible, mais il n'arrive pas du tout à l'exprimer. A cause de la façon dont son visage est conçu, certes, entre autres. Mais reste que sa vision du monde, ses opinions, ses goûts, tout est basé sur ses émotions plutôt que sur sa réflexion ou son intellect. Il n'est d'ailleurs malheureusement pas très intelligent.

Mais cela reste au moins quelqu'un d'aimant. Quand il apprécie quelqu'un, il fera tout pour protéger cette personne ou pour la servir, dépendant de sa relation avec elle. Il se comportera comme un confident, se montrera serviable, voire trop serviable et extrêmement protecteur au point d'en être parfois étouffant. Profondément anxieux, il s'imaginera tous les scénarios si jamais une personne qu'il aime s'absente ou semble avoir un souci.

Il n'a aucun sens de l'humour. Aucun. Si vous lui faites une blague, il vous répondra toujours de façon pragmatique. Ce n'est pas qu'il soit très sérieux, c'est simplement qu'il n'a aucun moyen de discerner le second degré ou les sous-entendus. Il prend donc tout au pied de la lettre et ne peut pas déterminer ce qui tient de la taquinerie ou ce qui est dit pour le provoquer ou le vexer.

Encore une fois, ce n'est pas qu'il soit froid. Il est juste complètement handicapé social. Dans le fond, ce serait même une sorte de dépendant affectif qui déprime dès que quelqu'un passe un peu moins de temps que d'habitude avec lui. En fait, c'est le cas. Comme il a du mal à comprendre les gens, il ne sait pas pourquoi ils s'éloignent et ne prend en compte que les faits objectifs. Son intelligence émotionnelle n'est pas très étendue.

Orphée, c'est aussi Captain Obvious. Il a tendance à décrire ce qu'il voit, et il ne fait pas la différence entre les remarques pertinentes et celles qui sont évidentes. Ne vous étonnez pas si jamais il dit quelque chose comme « tu as les yeux verts » en pleine discussion. Il parle un peu comme il pense. C'est parfois déroutant, mais il peut parfois remarquer de petits détails et les dire à voix haute. Ce qui peut même passer pour de la provocation, quand on lui crie dessus et qu'il répond quelque chose comme « j'ai l'impression que tu es en colère ».

Il est complètement dépendant. Il a besoin de suivre des ordres clairs. Si on le laisse seul, sans aucune épaule pour lui dire quoi faire, il ne fera souvent rien et se laissera mourir par terre. C'est pour cela qu'il est toujours à la recherche d'une personne à suivre, à écouter et à servir. Ce qui n'est pas du tout le fruit de son espèce. En vérité, c'est parce qu'il est trop habitué à le faire, et qu'il a besoin de chercher des maîtres de substitution.

L'exception, c'est quand il a un but précis en tête. Par exemple, l'une de ses grandes ambitions est, comme tout bon mercenaire, de renverser la garde. Mais sa raison, c'est qu'il considère leurs chefs comme inaptes à commander, puisque formés sur le tas, mais il ne cautionne pas la politique qu'ils adoptent face aux Faerys fous. Pour eux, ce sont de simples civils, des amis, des alliés, qui ont eu la malchance d'être faible d'esprits et de tomber malade. En résumé, il ne supporte pas l'idée qu'on les tue pour cela.

Ce qui peut paraître paradoxal, puis qu’Orphée n'a pas de souci à tuer pour sa cause. Il n'est pas dénué de remords, mais il considère que certaines choses « doivent être faites » et que la fin justifie les moyens. Quand il reçoit un ordre, il le suit sans rechigner, et quand il doit commettre une atrocité pour servir ses idéaux, il n'hésite pas non plus. Bien entendu, cela le travaille pendant des jours, voir pour toute sa vie, mais au stade où il en est, il considère qu'il n'est plus à ça près.

De toute manière, il n'a pas beaucoup à tuer puisqu'il s'agit d'un soigneur. Il a pratiqué pendant très longtemps et c'est un médecin expérimenté à l'heure actuelle. Il déteste les combats, car il a une peur terrible de s’abîmer. Depuis que son créateur est mort, il conserve son énergie magique dans le talisman à son cou. Mais cela implique de n'avoir plus personne pour le réparer. Il a déjà perdu un œil et un bras, remplacé par une chose métallique qu'il n'arrive pas à bouger, et ses cheveux blonds se sont délavés avec le temps.

Il pourrait éventuellement s'en tirer en combat, grâce à sa maîtrise approximative de l'épée, il n'en a juste pas envie et cela fait très longtemps qu'il ne s'est plus battu. Il a aussi constaté que grâce au talisman, il a hérité de l'un de ses pouvoirs de son maître, qui est l'invocation et la convocation. Mais il ne l'a jamais travaillé. Il se contente d'ordonner à un poupon de faire la vaisselle de temps en temps.

Histoire
«- Dois-je lui donner une âme ?

- Pas question. Je n'ai besoin que d'une machine fonctionnelle.

- Qu'entendez-vous par fonctionnelle ? Voulez-vous des émotions, une intelligence, de l'esprit, une capacité d'apprentissage et de mimétisme ? Quelles parties de l'âme pensez-vous qu'il faille à votre marionnette ?

- Qu'il suive les ordres, et avec le sourire si possible.

- Pour cela il faut qu'il les comprenne, et cela ne peut se faire sans intelligence du tout.

- Donnez-lui le strict minimum. Pas d'esprit, je n'ai pas besoin d'un fanfaron. Pas d'intelligence non plus, et surtout pas d'intelligence émotionnelle, il faut qu'il soit vide. Faites en sorte qu'il puisse comprendre les ordres et les exécuter.

- Quel dommage. Pourquoi faire fabriquer une poupée d'une aussi belle facture, si ce n'est pas pour lui donner une âme ? Regardez-le, je n'ai pas lancé le sort il a presque l'air vivant...

- Parce que je le peux et que ça fait bonne impression. Plus vous êtes riches, plus vous avez envie de l'exhiber, mon ami.

- Je vois. Eh bien, je lui donnerai alors la capacité de vous entendre, de vous comprendre et de faire ce que vous lui dites. Je lui offrirai également une capacité d'apprentissage et des souvenirs, pour qu'il puisse apprendre et mimer de nouveaux ordres. Mais n'oubliez pas qu'il reste avant tout ma création, et qu'il obéira aux miens en priorité. Autrement dit, si vous ne respectez pas notre accord et ne me trouvez pas le secret de l'immortalité, je lui ordonnerai de ne plus vous obéir. Quant au sourire, je verrai ce que je peux faire. »

C'est dans une cave sordide, très, très loin de la cité d'Eel, que naît une petite marionnette, des mains d'un puissant nécromancien, payé une somme astronomique qui lui permettra sans doute de se nourrir un moment. Cet homme a terriblement peur de la mort, une peur chronique et viscérale qui le travaille chaque jour. C'est entre autre pour cela qu'il crée et condamne un être, désormais vivant, à ne jamais dépasser le niveau de compréhension d'un enfant malgré tout le temps qu'il mettra à étudier. Qu'il le condamne à ne jamais éprouver la moindre empathie.

Ou est-ce réellement le cas ? Peut-être y a-t-il une faille au sortilège. Malgré tout, l'homme qui l'a acheté en est heureux. C'est un maître contrebandier qui, grâce à sa grande richesse en pleine expansion, fait enchanter de nombreuses marionnettes, golems et poupées. Seulement afin qu'elles puissent transporter sa marchandise. Pourquoi ? Car elles ne posent pas de questions. Car elles exécutent sans se demander le pourquoi du comment. Car leur absence de libre arbitre en font des serviteurs implacables. Et qu'elles ne parlent pas, même sous la torture.

Mais la marionnette qu'il a fait enchanter aujourd'hui est un peu différente. Il s'agit de la plus belle œuvre qu'il ait jamais fait fabriquer, par les meilleurs artisans qu'il a pu trouver. Sa peau est fabriquée dans le meilleur matériau, le plus solide et le plus doux qui puisse être. Son squelette est fait d'un métal solide, l'armature de son visage lui donne un air fort et implacable. Son torse est celui d'un homme finement sculpté, comme ses jambes. Ses cheveux sont blonds, courts et bouclés, faits d'une matière synthétique plutôt soyeuse, et ses faux yeux de verre sont d'un bleu ciel particulièrement clair.

On pourrait se demander pourquoi il prendrait la peine de faire construire une poupée comme cela. Ne va-t-il pas simplement l'envoyer au casse-pipe ? C'est qu'il ne la destine pas à ses basses besognes comme les autres. Il veut faire d'elle un serviteur de tous les jours, et il veut qu'elle dirige ses troupes de serviteurs moins travaillés. Ainsi, il n'aura plus du tout à se montrer au grand jour. Pour cela, il a engagé un autre nécromancien, un nécromancien plus puissant que les autres. Ce qu'il ne sait pas, c'est qu'il est aussi bien plus malicieux.

Quoi qu'il en soit, les divers experts en invocation qu'il a engagé vivent à ses côtés comme courtisans. Ils ont pour ordre de garder les activités du noble secrètes, et en échange, ils sont nourris, logés et blanchis à l’œil. Tout cela grâce aux bénéfices que fait leur maître, avec ses activités illicites. C'est une véritable aubaine pour eux. Car la recherche de nourriture, dans certaines contrées d'Eldarya, n'est pas une sinécure.

Lorsqu'il ouvre les yeux, les premiers mots qu'entendent reçoit la poupée est le suivant : « obéis aux ordres du maître ». Le maître nécromancien permet en quelque sorte au noble de diriger sa création, quand bien même la petite marionnette ne peut survivre que grâce à lui et lui obéira toujours en priorité. Cette dernière se redresse, s'incline et jure allégeance. L'homme s'en serait frotté les mains. Voir des choses sans vie s'animer ainsi, il trouve cela fascinant. Quand bien même il l'a vu de nombreuses fois à présent.

La poupée ne reçoit pas de nom. Elle n'en a pas besoin. Les premières années de sa vie, elle les passe à faire son travail. Elle fait le pont entre les ordres du maître, et ceux qu'il donne aux marionnettes, golems et nécromants. Ce n'est pas bien compliqué. Il faut leur demander de cacher la nourriture, la drogue et autres fournitures de contrebande, et d'aller la livrer à un autre point. Tous ont l'ordre de lui obéir, il est en quelque sorte leur supérieur. Si bien que c'est la poupée qui, bientôt, est recherchée par les autorités. Mais comme personne n'est sûr de ce à quoi elle ressemble, elle ne se fait pas arrêter pour l'instant.

Il lui arrive quelquefois d'entrer en confrontation, dont elle ressort victorieuse, mais souvent amochée. Si bien qu'un jour, elle perd un bras. C'est la sensation la plus atroce qu'elle ait jamais vécu. Elle ressent la douleur aussi bien que n'importe quel être vivant, mais elle ne sait pas l'exprimer, tout le monde pense alors qu'elle ne sent rien. Sauf son créateur, qui la répare chaque fois avec grand soin. « Ne t'en fais pas, petite marionnette, un jour tu sauras crier. » La poupée n'est pas certaine de ce qu'il veut dire. Quoi qu'il en soit, elle effectue toujours son travail avec soin.

Un jour, un client estime que la nourriture est trop chère. Un anthros buffle qui doit faire deux fois sa taille, accompagné de quelques autres faerys. Comme la poupée a l'ordre de la vendre à un prix précis et fixé, elle refuse catégoriquement de le baisser. Après un long combat, elle n'en ressort évidemment pas victorieuse. Le buffle la maîtrise, la maintient au sol, et menace de lui arracher le bras. Comme c'est arrivé il y a quelques temps. D'un coup, les souvenirs remontent. Les mémoires de la souffrance.

« Non ! Non ! » Hurle la poupée ; « je vais baisser le prix ! Je vais baisser le prix ! »

Sa capacité d'apprentissage vient de lui faire connaître un sentiment. La peur. Elle retourne auprès de son « maître » la queue entre les jambes, avec beaucoup moins d'argent que prévu. Elle n'arrive pas à croire que cette drôle de sensation lui ait fait perdre ses moyens au point d'aller contre sa nature même. Elle est durement punie, et le noble fait venir le nécromancien, pour lui dire que son sortilège a un souci. Il fait semblant de vérifier si c'est le cas. Dans le fond, il sait très bien ce qu'implique la capacité d'apprentissage et de mimétisme.

Cela fait vingt-six ans que la poupée est animée. Elle est régulièrement remise à neuf par le nécromancien, afin d'éviter qu'elle tombe en miettes. Le maître, quant à lui, vieillit de plus en plus. Et il change de plus en plus. Il semble d'adoucir. Parfois, il lui arrive de donner des ordres inhabituels à sa marionnette. Par exemple, il vient lui dire de lui faire la lecture d'un livre, car sa vision baisse un peu. Il lui demande de lui préparer le thé. De lui parler un peu. De passer du temps à ses côtés. A force, c'est à peine s'il ne le considère par comme un fils. La marionnette, elle, ne ressent rien pour lui. Absolument rien. Elle ne fait qu'exécuter en souriant, et avec quelques mots doux.

Et un jour, les choses basculent. On lui donne une mission inhabituelle. D'habitude, quand on lui demande de tuer, c'est dans la plus grande discrétion possible, et surtout le moins possible. Mais d'après son maître, un elfe est parvenu à remonter le fil conducteur de la poupée à lui. Et il est fort possible que sa famille soit au courant. Heureusement, il vit reclus avec elle, il faut donc espérer que personne d'autre n'ait été informé. Mais il faut agir vite, ou alors il est probable que cela remontera vers les autorités.

Il va à la rencontre de cette famille, accompagné de quelques autres marionnettes et golems. C'est un massacre. Les golems et poupées qui l'accompagnent éclatent sans pitié l'homme, sa femme et son jeune fils, qui pleurent et demandent la pitié. Ce que ressent Orphée à ce moment ? Rien de particulier. La routine. Il regarde un peu ailleurs. Il est désolé pour eux, mais il ne peut pas faire autrement. Il n'a jamais su faire autrement. Mais dans le fond, il a un pincement au cœur. Quelquefois, il se surprend à espérer que les choses soient différentes.

Orphée déteste cela, en vérité. Il déteste tuer. Mais il ne peut lutter contre les ordres de son maître, à qui il est totalement dévoué. Ce serait aller contre sa nature même. Lorsqu'il a terminé, il ordonne aux autres golems et poupées de l'accompagner dans la forêt. Il vaut mieux s'éloigner avant d'être aperçu. Alors qu'il atteint les arbres, il entend des pleurs. Il s'arrête net. Il écoute. Ce sont des pleurs de fille, de toute petite fille. Il rebrousse chemin. Il voit une petite elfe qui se lamente, devant ce qui doit être sa maison brûlée. Brûlée par Orphée.

Il va la ramasser, la prendre dans ses bras, l'air un peu incrédule. Les autres golems et marionnettes n'ont aucune idée de pourquoi il fait cela. Ils n'ont conscience de rien. Les ordres ne sont-ils pas de tuer toute la famille. La poupée, elle, est prise d'un sentiment nouveau. Les remords. Des remords terribles. Il estime que la gamine a de cinq à huit ans. Il lui demande comment elle s'appelle. « Léonie », répond-t-elle entre deux sanglots avant d'appeler sa mère. Un éclair de lucidité. Il ne peut pas la tuer. Il la rassure un peu.

Et pour le coup, il n'a pas du tout envie de la laisser là. Alors ce qu'il fait, c'est qu'il l'emmène avec lui. Par compassion. Un sentiment qu'il n'a jamais appris auprès de son maître ni de son créateur, pendant tout ce temps où il a exécuté les ordres sans pitié, et où il s'est occupé des vieux hommes de moins en moins fonctionnels et de plus en plus doux. Mais bien sûr, ce n'est pas aussi simple que cela. Au retour de sa mission, son maître refuse catégoriquement d'adopter l'elfe, et il ordonne à Orphée de s'en débarrasser.

Pour la première fois, il lui tient tête. Il ne peut lutter contre sa nature, et si son maître maintient son ordre, il ne pourra rien faire d'autre qu'obéir. Mais il est révolté. Un sentiment tout nouveau. Alors il résiste pendant un moment. C'est la discussion la plus éprouvante de sa vie, quand il tente à la fois de convaincre par des arguments sensés, de résister contre le sentiment profond qui lui ordonne de se débarrasser de Léonie, la colère qui monte en lui en même temps. Il est tellement déchiré qu'un profond mal de crâne le prend. Mais il finit de persuader son maître par une dernière expression.

« S'il vous plaît. »

Le vieil homme est estomaqué. Est-ce que sa poupée est capable de ressentir quelque chose comme la compassion ? Alors qu'il a expressément demandé au nécromancien qu'elle ne le puisse pas ? Un instant, il hésite à les faire chasser tous les deux de sa demeure. Puis il croise à nouveau le regard de sa marionnette. Il se rappelle le thé et la lecture au coin du feu. Lui qui la considère un peu comme une famille de substitution, il se demande si finalement, c'est une si mauvaise chose qu'elle puisse lui rendre ses sentiments. Alors il accepte qu'elle puisse garder la petite.

Quand la petite fille demande son prénom à la poupée, elle apprend qu'elle n'en a pas. Alors elle décide de lui en donner un. « Je vais t'appeler Orphée, comme dans l'histoire que m'a lu maman. Parce que tu es plutôt beau et blond. » Orphée ne comprend pas tout de suite. Il ne connaît pas cette histoire. Cela dit, il décide d'adopter ce prénom. Après tout, cela peut être mieux d'en avoir un, peut-être plus pratique. Le maître est un peu réticent au début, mais il finit par l'accepter.

Orphée élève Léonie comme sa fille. Il continue son apprentissage de la lecture. Il lui lit de nombreux livres eldaryens quand il a le temps, même si il la laisse souvent toute seule pour aller faire ses activités de contrebande. Il joue avec elle, et même si elle lui fait quelques caprices, il tente comme il peut de lui inculquer ce qu'il sait. Quand il rentre, elle se jette souvent dans ses bras. Cela réveille une sensation qu'il n'a jamais connue. L'amour. Il aime profondément cette petite fille, comme si elle était la sienne. Et quand elle l'appelle « papa » pour la première fois, il est le plus heureux au monde. Il devient dépendant à cette émotion.

Sa petite Léonie grandit. Son maître et son créateur sont de plus en plus vieux. Le premier lui demande de plus en plus d'attention. Il lui demande plus de lecture, plus de thé, plus de compagnie. Orphée s'exécute. Mais il voit bien que quelque chose ne va pas. Bientôt, le vieil homme devient presque sénile. La poupée s'occupe de lui comme elle peut, mais elle a l'impression que c'est une cause perdue, quand  il oublie comment faire des calculs simples. Au fond, cela la rend triste. Elle a un petit pincement au cœur.

La petite fille a souvent des regrets. Sa maison lui manque, ses parents aussi. Elle exprime souvent son désespoir à ce sujet. Orphée est confus et ne sait pas quoi dire pour la rassurer. Alors quand elle fait des crises d'angoisse, il lui lit toujours une histoire vraie sur le monde dans lequel elle vit. Pour lui montrer à quel point il est merveilleux malgré tout. Un jour, il lui lit quelque chose sur la veillée d'Eel. Léonie trouve cela absolument fascinant. Elle veut en entendre de plus en plus et un beau jour, elle déclare qu'elle veut faire partie de la veillée. Orphée ne peut pas le lui accorder, alors il ne sait pas trop quoi dire.

Longtemps plus tard, son vrai créateur nécromancien tombe gravement malade. Orphée comprend parfaitement ce que cela signifie. Quand il mourra, alors il disparaîtra avec lui. Il a un peu peur, mais il a surtout quelques regrets. Qui s'occupera de Léonie à sa mort ? La pauvre va se retrouver complètement seule. Et s'il lui arrive du mal ? Si elle ne parvient pas à se débrouiller ? Il voudrait aborder le sujet avec elle, mais il n'y arrive pas. Alors il se contente de passer les prochains jours dans le mutisme. Elle le remarque, mais ne demande rien.

Un jour, son vrai créateur nécromancien, qui habite toujours à leurs côtés, le prend à part. Il lui donne un ordre simple. « Tue ton maître. Abrège les souffrances de cet imbécile. Il m'a promis de me trouver le secret de l'immortalité avec son argent. En échange de ta vie, il m'a promis de mener les recherches nécessaires. Il n'a rien trouvé et j'ai attendu assez longtemps. J'ai besoin de passer la fin de ma vie dans un endroit paisible, et j'aurais dû l'égorger bien avant. Nous irons ensemble à la cité d'Eel. Je t'ai fait commander un visage et des jambes différentes. Même si l'un d'entre eux t'a surpris dans tes activités, ils ne te reconnaîtront pas. » Orphée acquiesce. Cela le rend un peu triste, dans le fond. Mais il va assassiner « son » maître la nuit qui vient.

Quand il aperçoit le regard incrédule du vieillard, qui le supplie de ne pas le tuer, qui lui rappelle tous les moments qu'ils ont passé ensemble, qui tente de se protéger avec sa lampe de chevet, il est pris d'un tumulte émotionnel. Il hésite, il baisse la lame. Un instant, il se demande pourquoi il fait cela. Pourquoi accepte-t-il ainsi de tuer l'homme qui l'a un peu considéré comme son fils ? Puis son véritable créateur et son ordre lui reviennent à l'esprit. Alors il lui plonge sa lame en plein cœur, sans réfléchir une seconde.

Lui, le nécromancien et Léonie récupèrent l'argent, s'enfuient et prennent la mer pour Eel la nuit même. La jeune fille est toute heureuse, elle a l'impression que son rêve de gosse se réalise. Mais les prochains jours, Orphée les passe dans le plus profond mutisme, à regarder la mer. Il ne peut pas pleurer, car les poupées n'ont pas de larmes, mais il est déchiré au fond de lui. Son nécromancien le remarque. Il lui tapote l'épaule et lui demande ce qui ne va pas. Orphée répond qu'il a des remords d'avoir tué son maître, et qu'il ne veut pas mourir pour laisser Léonie seule.

Le nécromancien est un peu incrédule. Lorsqu'il a animé cette poupée, il n'a pas exactement suivi les instructions. Il savait parfaitement que la capacité d'apprentissage qu'il lui a donné lui permettrait d'apprendre et de ressentir des émotions. D'avoir des remords. Des regrets. Et de ressentir de l'amour. Il est terriblement touché, et il se rend compte qu'il a créé un peu plus qu'un serviteur. Il a créé un être vivant. Il a créé la vie. Il a créé un être pensant et sentient qui a sa propre existence.

Il a toujours terriblement peur de la mort. Et par mort, il entend la disparition. Être comme une poussière qui s'évapore, une étincelle dont personne ne se souvient, comme s'il n'avait jamais existé et que sa vie n'avait rien voulu dire. Et il sent sa fin approcher sur le bateau. Il ne peut l'accepter. Il veut laisser au moins une trace, un héritage. Alors ce qu'il fait, c'est qu'il emmène Orphée dans la cale. Il prend un talisman en fer forgé. « Garde toujours ce talisman sur toi. Ne le fais pas tomber. Ne laisse personne s'en emparer. Il est et sera ta vie. Garde-le le plus proche de toi possible. S'il est abîmé ou trop éloigné, tu mourras. »

Après cela, il endort Orphée. Il change son visage et ses jambes, afin qu'il puisse aller à la cité d'Eel sans craindre d'être reconnu par un quelconque membre des autorités. Il fait un petit rituel, et provoque sa propre mort en enfermant toute son énergie magique dans le talisman. Il s'allonge sur l'autel de la cale, et il se sent doucement partir. Étrangement, il n'a pas tellement peur. Sans doute que le secret de l'immortalité n'existe pas, et que le meilleur moyen de vivre à jamais, c'est par procuration à travers l'héritage que l'on laisse.

Lorsqu'il ouvre enfin les yeux, la première chose que voit Orphée, c'est le corps inerte de l'homme, ainsi que le petit collier qui brille soudain dans un bleu lumineux. Il ne sait pas trop quoi penser. Il ne sait pas s'il doit être triste, ou s'il doit se sentir coupable.  Il prend simplement le bijou et l'attache solidement autour de son cou. Puis il couvre le cadavre. Il lui organisera un enterrement dès qu'ils atteindront la terre ferme. Au fond d'elle, la poupée est un peu soulagée. Et elle en a des remords terribles. Elle ne devrait pas l'être.

Mais avant d'être soulagée, elle est complètement désorientée. Elle doit désormais agir de son plein gré. Sans suivre les ordres de qui que ce soit. Cela lui paraît complètement surréaliste, et elle ne se remet pas de cette perdre de repères. Malgré tout, elle se souvient des deux derniers ordres qui lui ont été donné avant. Organiser un enterrement et aller à la cité d'Eel pour permettre à Léonie et au nécromancien de vivre une vie tranquille. Elle décide de les exécuter.

Lorsqu'elle s'aperçoit pour la première fois dans le miroir, la poupée est d'autant plus désorientée. Elle n'a plus cette mâchoire carrée qui lui a donné un air imposant, voulue par son maître afin d'intimider ses acheteurs. Son visage est terriblement féminin. Elle n'a plus ses boucles blondes non plus. Ses cheveux sont lisses et arrangés dans une drôle de coiffure. Quant à ses hanches, elle se demande si ce ne sont pas celles d'une femme. Qu'est-ce que le nécromancien a pensé ? Elle n'arrive pas à s'y habituer du tout. Léonie non plus. Il faut lui expliquer longuement ce qu'il s'est passé.

Malgré tout, elle organise l'enterrement à la prochaine escale. Elle se dirige toujours vers Eel. Elle est persuadé qu'elle pourra trouver de l'aide au refuge. Léonie est de plus en plus impatiente, et s'imagine déjà toutes les aventures qu'elle vivra en s'engageant dans la veillée. Des mois plus tard, ils font escale sans encombre sur la plage près de la falaise. Ils sont accueillis dans le refuge, surtout au vu de l'âge de Léonie, qui n'est pas encore majeure.

Orphée décide de faire des veilleurs ses maîtres de substitution. Quand bien même il ne leur parle jamais en personne. Car après une vie passée à simplement suivre des ordres, il lui est impossible de reprendre le contrôle de son libre arbitre, si ce n'est pour faire de petites choses. C'est comme cela qu'il se retrouve à s'engager dans la veillée d'Eel avec Léonie, afin de gagner leur croûte. Il entre alors dans la veillée des Guérisseurs. On l'a considéré comme doué pour l'alchimie, quand bien même il n'y a jamais touché. Il n'a pas vraiment compris ce test.

Il lui arrive encore de s'entraîner au combat à la dague, simplement parce que cela le rassure. Il se spécialise bientôt dans les soins, pendant que Léonie entre dans la veillée des Combattants. Il est un peu réticent, mais finalement, il se dit qu'il ne l'assigneront pas aux opérations les plus dangereuses les premiers temps. Mais il ne veut pas qu'elle se blesse. Quant à elle, elle lui rabâche qu'il faut qu'il accepte qu'elle grandisse. Elle a déjà dix-huit ans et est donc théoriquement majeure. Orphée, qui lui n'a ni vieilli ni changé malgré ses trente-sept ans, ne sait pas trop qu'en penser. Il la voit toujours comme sa petite fille.

Au fil des années, ils deviennent des membres relativement solides. Il s'en sort plutôt bien en tant que soigneur et botaniste, et cela lui permet de gagner sa vie relativement aisément. Un jour, il se découvre des pouvoirs d'invocation, en animant une petite marionnette de tissu dans un magasin, pendant quelques secondes. Il est surpris, car il ne se pense pas mage, il n'a pas l'impression qu'un quelconque pouvoir soit en lui et n'a pas travaillé de pouvoirs non plus. Puis il comprend. Cela doit venir du talisman, de l'énergie magique de son créateur.

Il n'a pas très envie d'y toucher pour le moment. Son rôle de soigneur lui convient parfaitement, d'autant qu'il n'a pas très envie de se blesser. Après tout, il a beau savoir se débrouiller en combat, désormais que son créateur est mort, il n'a plus personne pour le réparer. Et si il commence à tomber en miettes, alors il sera éparpillé partout, souffrant terriblement et toujours vivant. Jusqu'à-ce qu'on ait la bonté d'abréger ses souffrances en détruisant le talisman. C'est une perspective terrifiante, et c'est pour cela qu'il s’accommode de son rôle.

Léonie aussi. Elle adore être une combattante de premier plan. Elle ne remarque pas à quel point Orphée est épouvanté quand elle lui raconte ses prouesses au combat. Pourtant, il lui fait les remarques qu'un père ferait : « fais attention quand même », « ce n'était peut-être pas une bonne idée de jouer les boucliers humains », « tu ne devrais pas trop faire l'appât, laisse un peu ça à des combattants plus expérimentés ». Malheureusement, cela rentre par une oreille et cela ressort par l'autre.

Et puis un jour, tout bascule. Un anthros loup, apparemment membre de la veillée des Fureteurs, vient trouver Orphée, pose sa main sur son épaule et lui dit simplement ces cinq mots : « je sais qui tu es ». La poupée est horrifiée. Elle lui pose des questions, et il ne répond que par des « tu verras ». Elle passe plusieurs jours à se demander ce qu'il entend par là. Est-ce qu'il veut dire qu'il sait qu'il a été contrebandier, un criminel en cavale pendant des années ? Est-ce qu'il connaît les crimes qu'il a commis ? Ou est-ce qu'il se fait des idées et il veut dire tout autre chose ? Quoi qu'il en soit, la poupée n'en dort plus pendant des jours.

Il n'en parle pas à Léonie. Elle ne cherche pas à comprendre, mais elle voit bien que cela travaille son père. Mais elle est aussi de plus en plus distante. Orphée ne comprend pas, et il déprime un peu. Pourquoi est-ce qu'elle lui parle de moins en moins ? Dès qu'il la voit rentrer, elle a l'air un peu triste. Elle le regarde d'un œil morne. Comme si elle hésitait et ne savait pas ce qu'elle devait faire. Il commence un peu à avoir peur. Pour que sa petite fille se comporte de cette façon, il doit y avoir un vrai problème.

« Je sais que c'est toi qui a tué ma famille. »

Elle lui dit simplement cela, un jour, pendant un repas. Orphée prend une expression qui semble un mélange d'horreur, de tristesse, et de culpabilité. D'une culpabilité terrible. Il ne sait pas trop quoi répondre, et Léonie prend ce silence pour des aveux. Il voudrait bien lui demander qui lui a dit ça, ou si elle l'a compris toute seule, mais il n'ose pas le faire. Il est simplement figé, pendant qu'elle regarde son plat d'un œil morne. Aucun des deux ne disent le moindre mot.

Par ailleurs, c'est probablement le dernier mot qu'elle lui dira. Car les prochains jours se passent dans le plus profond mutisme de la part des deux, et c'est quelque temps plus tard qu'arrive un terrible événement. L'éclatement du cristal. Il voit de ses yeux ceux qui ont été ses alliés se retourner contre les Veilleurs, aller attaquer ses amis. Le chaos absolu qui se répand dans les rangs, et leurs pauvres alliés qui sont frappés par le maux terrible qu'est la folie.

Son réflexe ? Chercher Léonie. Il va la trouver à l'étage, il veut la mettre en sécurité. Il lui prend la main. Quand elle tourne ses yeux vers lui, il est horrifié. Il y a une lueur dans ses yeux, une lueur nouvelle. Une lueur de démence. Elle saisit son épée et l'attaque en riant. Orphée est épouvanté. Il ne riposte pas. Il esquive. Elle lui tranche un avant-bras. Il souffre terriblement, mais esquive toujours. Elle finit par le toucher en plein dans l’œil et il perd connaissance.

A son réveil dans l'infirmerie, il s'aperçoit dans le miroir. Un œil et avant-bras en moins, et bien sûr rien pour les réparer. Cela le tracasse une seconde, mais pas assez longtemps pour qu'il s'en soucie. Il se relève et va partout chercher et appeler Léonie. Il fait le tour de la cité en courant et en hurlant son prénom, pour finir dans le dépit total quand il voit le nombre de personnes qui pleurent et crient. Tant de pertes de tous les côtés. Mais il ne veut pas se décourager. Elle n'est pas morte. C'est impossible.

Il doit néanmoins se rendre à une évidence. Elle a disparu. Et dans les jours qui suivent, on met un nom sur le maux terrible qui a frappé Eel. La folie. Des ennemis sont venus détruire le cristal. Il ne comprend pas comment ni pourquoi faire une chose pareille, mais le fait est qu'ils l'ont fait. Orphée passe des semaines dans le mutisme et l'immobilité. Il ne sait pas quoi faire. Il faut qu'il retrouve Léonie. Il ne peuvent se quitter sur ces derniers mots. Il faut qu'il lui explique.

La Veillée est renommée la Garde d'Eel, afin d'honorer ceux qui sont morts pendant l’incident. Et de nouveaux chefs sont nommés, outre celui de la Veillée des fureteurs, qui reste Nevra. Orphée ne leur fait pas confiance. Pourquoi engager des jeunes formés à la hâte, plutôt que des veilleurs, ou désormais gardiens, plus expérimentés ? Il pourrait citer, de tête, des dizaines de noms qu'il aurait pensé plus appropriés. Comment est-ce que tout le monde a pu se mettre d'accord pour les nommer chefs ? Il a un peu de mal à l'accepter, mais il fait avec les premiers temps.

Mais quelque chose finit de le convaincre que la garde est perdue. C'est la politique qu'ils adoptent face aux Faerys fous. Certes, Miiko est loin d'être interventionniste, mais il reste qu'ils les considèrent comme des ennemis. Des ennemis à éliminer. Et non comme des alliés et civils malades, qui ne sont responsables ni de leur condition ni de leur folie. Ils ne sont pas mauvais. Ce ne sont pas des ennemis. Ils sont malades, se répète Orphée. Il a terriblement peur pour Léonie. Il sait ce qu'il lui arrivera s'ils la trouvent. Il faut qu'il la protège. Sans doute est-ce l'une des seules graves décisions qu'Orphée ait jamais pris tout seul.

Un jour, il aperçoit le portrait de sa Léonie sur le tableau des missions. Apparemment, quelqu'un a déjà accepté les clauses, qui consistent à la tuer. A tuer sa petite fille. Orphée ne réfléchit plus. Il déchire le portrait en mille morceaux. Il cherche les autres. Il les déchire aussi. Il glisse un poison mortel dans la boisson de celui qui a accepté la mission. Puis il court. Il court de toutes ses forces pour aller le plus loin possible d'Eel. Il ne sait même pas ce qu'il fait.

Il est obligé de s'arrêter, exténué, dans la forêt. Il n'arrive plus à réfléchir. Il est persuadé qu'il va mourir. Il a commis une faute grave, et jamais la garde ne laissera passer cela. Ils vont le retrouver et ils vont le châtier. Mais il ne peut pas. Il ne peut pas les laisser avoir Léonie. Il faut qu'il la retrouve. Qu'il trouve un moyen de la mettre en sécurité, n'importe lequel. Même si ça veut dire qu'il doit l'enfermer le temps de trouver un remède. Elle ne mourra pas avant lui. Il refuse.

Et puis, tout d'un coup, une silhouette familière. Elle apparaît et se profile entre les arbres. Orphée est trop fatigué pour courir. Mais il reconnaît cette personne. C'est l'anthros loup qui est venu le trouver avant l'explosion du cristal, qui lui a dit qu'il savait qui il était. Orphée soupire. Il fait partie de la garde. Cela veut dire qu'il va le ramener, et qu'il sera puni. Peut-être par la mort. Après tout, il a empoisonné un membre, par pure impulsion, sans même réfléchir.

Mais il n'en fait rien. Il lui fait une tape amicale sur l'épaule. « T'as bien changé. De loin, on dirait une gonzesse. J'étais là quand t'as incendié la maison de la gamine. C'est elle que j'ai reconnu. Je sais pas pourquoi t'as fait ça, mais je sais que t'as été contrebandier. Ouais, quand on est espion, on a accès à certaines choses. T'inquiètes pas hein, j'ai rien contre ça. Moi c'est Storm. Bien joué pour aujourd'hui. Je sais pas pourquoi t'as saboté cette mission, mais bien joué. Sauf que du coup ils vont te rechercher. Et j'ai un deal à te proposer. Tu vois, je fais partie d'un certain groupe... »

Orphée n'a nulle part où aller. Il n'a personne à suivre. Ni la garde, ni Léonie. Alors il se rabat sur Storm. Il l'écoutera et fera tout ce qu'il dira. C'est ainsi qu'il se retrouve engagé chez les mercenaires. La poupée a l'impression d'y trouver exactement ce qu'elle cherche. Le seul moyen de sauver les Faerys fous, et Léonie par la même occasion, est de renverser la garde. Bien sûr, sauver les Faerys fous n'est pas le but des mercenaires, mais il faut commencer par le début. Se débarrasser de ces chefs incompétents pour tenter d'instaurer une politique plus juste ensuite. Peu importe leurs intentions, si les mercenaires peuvent l'y aider, il les suivra.

Il travaille d'arrache-pied pendant quelques années, et soigne toujours Storm dès qu'il rentre. Il suit ses ordres au pied de la lettre. Il entre dans la division III, et il fait son travail du mieux qu'il peut. Accessoirement, il cherche un moyen de réparer son avant-bras, remplacé par une sorte de bras mécanique en fer forgé qu'il ne peut pas bouger. Ainsi que son œil droit. Mais ce n'est pas le centre de ses préoccupations. Quand il se regarde dans le miroir, il ne voit que sa peau abîmée, ses cheveux délavés qui passent du blond au gris, et tout ce qui est cassé. Il a conscience qu'il tombera bientôt en miettes.

Sa première préoccupation, c'est de renverser la garde pour ne plus qu'ils s'attaquent aux Faerys fous. La deuxième, c'est de retrouver Léonie. Pour cela, il se dévoue entièrement et totalement à Storm. Il lui révèle tout ce qu'il pense, tous ses tracas intérieurs. Et en échange, l'anthros loup lui donne des ordres. Il le rassure en lui disant que les mercenaires parviendront forcément à détruire cette garde inexpérimentée et ridicule. Qu'ils pourront renverser le pouvoir et que s'il monte suffisamment dans la hiérarchie, il pourra demander à ce qu'on fasse aider les faerys fous, qu'on leur construise des endroits spécialisés pour les aider.

Et puis un jour, Storm ne rentre pas de mission. Une semaine. Puis deux. Puis trois. Orphée doit se rendre à l'évidence. C'est là le lot des infiltrés. Tout le monde se prépare à ce que cela arrive un jour. In'est pas triste, mais il se sent démuni. Après tant d'années à être un suiveur, il ne peut reprendre le contrôle de son libre arbitre. Maintenant qu'il n'a plus personne, il ne sait plus quoi faire. Sans doute servir les mercenaires de son mieux.
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Et c'est beau. C'est tellement beau.



Dernière édition par Orphée le Sam 10 Déc - 14:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Libre arbitre et prédestination [Terminé]   Sam 10 Déc - 10:27

Bonjour !

    J'aime bien ton personnage, je le trouve original et très plaisant à connaître, vraiment ! ^^ Pour sûr, on n'en a pas, des comme lui !

    Si j'interviens ici, c'est pour te dire qu'il y a une petite erreur dans ton histoire. Mais je crois que tu ne pouvais pas savoir. Bon, il faut que je te le dise quand même ;

    Je joue Nevra, entre autres, et je n'ai pas vraiment vraiment suivi la trame du jeu officiel. Je l'ai un peu retravaillé et il a déjà 125 années à son compteur. Son anniversaire était le mois dernier ! (on s'en fout)
    Et dans ce que j'en ai fait, Nevra était un Veilleur. Depuis très longtemps et il commandait la Veillée des Furtifs depuis un bon moment, déjà (plus de quarante ans, je crois, mais ça, c'est une information qui se fait oublier par les mortels et Nevra ne s'épanche pas beaucoup sur la question. C'est juste qu'Orphée a pu côtoyer un chef qui ne vieillit pas non plus).

     En revanche, Miiko et Ezarel ont effectivement été élus sur le tas, le jour-même de la catastrophe pour Ezarel, d'ailleurs (parce qu'ils étaient respectivement les personnes de confiance des anciens chefs). Valkyon, je ne sais plus (honte à moi). 

     Donc, voilà, je ne sais pas s'il est extrêmement nécessaire de modifier tout ça, mais je préfère être sûre que ce soit clair dans ta tête ! ^^ 

     Et encore bienvenue !
     Bisous !


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MessageSujet: Re: Libre arbitre et prédestination [Terminé]   Sam 10 Déc - 14:04

Bonjour ! Merci de ton intervention ! J'en avais conscience, mais je me rends bien compte qu'il est peut-être nécessaire de le préciser. ^^
Je me disais juste qu'Orphée ne considérait pas qu'un seul chef expérimenté soit assez pour qu'il considère la garde comme légitime.
Je vais faire une petite modification pour mettre ça au clair.

Merci encore !
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MessageSujet: Re: Libre arbitre et prédestination [Terminé]   Sam 10 Déc - 14:42

Salut, salut !

J'ai lu ta présentation hier, mais je suis assez pris pour le moment, alors excuse moi, j'avais pas trop le courage d'écrire x).
Je crois bien que tu es la personne qui m'a demandé des infos sur les marionnettes, vu ta présentation, je me trompe ? Bref, si c'est toi, je suis vraiment content que tu te sois décidé à nous rejoindre pour de bon :3.
Tout comme Harya, j'aime beaucoup ton personnage. Même sans RP, il est déjà bien développé. Son caractère et son histoire peuvent donner lieu à des RPs vraiment intéressant. De plus, ton écriture est vraiment agréable à lire. On voit que tu fais du RP depuis quelques temps déjà.
Enfin, je tiens aussi à te féliciter d'avoir autant étudier et utiliser notre contexte, ça fait plaisir à voir !
J'ai juste besoin d'une précision au niveau de l'ancienneté. Les derniers RP sur le forum ont lieu en 690, donc de ce point de vue là il serait entré chez les mercenaires en 680. Dans ce cas là, ce serait un des 40 premiers recruter, ce qui me va. Mais il faut savoir qu'à cette époque, c'est Xenos qui fait les recrutements. Les mercenaires ne sont pas encore une coalition officielle, d'ailleurs ils n'ont même pas vraiment de nom. Je ne suis pas contre le fait que Storm lui ai parlé du groupe, mais quoi qu'il en soit, c'est Xenos qui aura eu le dernier mot à la fin, qu'on soit bien d'accord.
Je te laisse la chronologie au cas où tu voudrais y re-jeter un coup d'oeil : http://eldarya-rpg.forumactif.org/t1032-chronologie-des-mercenaires. Oui, je sais leur formation est assez compliquée et c'est peut-être pas assez bien expliqué, je ne sais pas. J'ai encore jamais eu de problème à ce sujet-là, donc c'est à toi de me dire ^^. Bref, si tu veux plus d'explications, on en parle par MP.

Bon et sinon, tu es officiellement validé ! Tu fais désormais partie des mercenaires et, qui plus est, de la Division III, celle des soins. Tu as désormais accès aux zones de RP, ainsi qu'à Vorn Orgoloth, un temple sombre spécialement dédié aux membres de la coalition.
Si tu veux débuter un RP, c'est très simple, il suffit de de poster une demande dans la section débuter une aventure. Les autres membres viendront y répondre s'ils sont intéressés. Ou bien sûr, il y a la chatbox.

Ensuite, si tu ne l'as pas déjà fait, il faudrait que tu ailles t'enregistrer dans le recueil des membres. Pour informations, nous sommes en 690 maintenant. tu peux le voir sur la colonne de gauche sur la page principale.

Tu peux exécuter des missions si tu veux pouvoir gagner de l'argent et t'acheter de nouvelles armes ou compétences de ta magie. Pour cela, il faudra faire un petit tour aux boutiques. Bon, bien sûr, tu peux commencer en ayant les armes et les techniques que tu veux hein :).

Il y a aussi l'arène de disponible. Dans l'arène, tu peux provoquer des gens en duels. Plusieurs instances intéressantes ont été mises en place, je te laisserais découvrir ça par toi-même. Un petit système sympa de paris a aussi été ouvert pour gagner (ou perdre) de l'argent facilement ♥.

Et puis ensuite, si tu as des questions, ou que tu te sens perdu, tu peux bien sûr m'envoyer un message privé (MP), ou bien venir sur la chatbox ou nous sommes tous gentils et doux ♥ (merci période de Noël).

Bienvenue sur le forum de Eldarya RPG, j'espère que tu te plairas parmi nous !

-Le Staff-


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