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 Jóna Hulda - Blouarp. Bidouba. Quoi ?

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07/06/2016

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Partout, surtout là-bas.

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Le bois, l'arbalète, mais surtout la folie !

Faery fou

MessageSujet: Jóna Hulda - Blouarp. Bidouba. Quoi ?   Mar 7 Juin - 7:02














Jóna Hulda



Prénom: Jóna
Age: 27 ans
Sexe: Féminin
Race: Banshee



Gardes : Pas de gardes – Faery Fou
Spécialité : Travail du bois
Pouvoir : Perception de la mort


Apparence : Son corps d'une manière générale, est une petite masse musculaire légèrement imposante, mais pas nécessairement taillée de manière à faire ressortir un côté sportif. C'est bien normal : elle ne fait pas de sport ! Son corps s'en ressent de par sa maigreur affligeante et démontre un certain côté paradoxale dû au fait qu'elle doit souvent se servir d'une arbalète, qu'elle recharge rapidement, et dieu sait que tendre une corde d'arbalète, c'est dur. Par contre, cette demoiselle, c'est vraiment une grande perche. Comptez environ un bon mètre quatre-vingt, pour vois arriver le bout de la tête de cette grande cruche, en partant de ses pieds, et vous vous retrouverez ainsi avec une dame assez grande pour vous faire complexer sur une taille clairement inférieure. C'est ce qu'elle pense, laissez-la rêver. Mais passons. Elle a des cheveux qui vire un peu d'une couleur qui semble changer selon la luminosité de l'endroit où elle se trouve, mais globalement, l'avis général de la population se met d'accord pour dire que ses cheveux tourne vers un rouge légèrement Bordeaux. Ils sont longs jusqu'au milieu du dos et paraissent soit définitivement pas coiffés, soit trop volumineux pour vous, pauvres mortels. Ils mettent en valeurs ses yeux d'un rouge sang frappant la première fois, et assez glauque quand on s'y attarde un peu trop. Elle a un nez fin et discret, des sourcils fin et des lèvres fines, pour citer rapidement le reste de son visage. Et elle qui tire souvent la langue, celle-ci est pour le coup très rouge. Sa poitrine n'est pas spécialement développée (et c'est vraiment bien loin de la complexer), et ses cuisses fines laissent très bien penser qu'elle est souple et peu puissante. Bon, concrètement elle est aussi rigide qu'une planche à pain et doit frapper aussi fort qu'un mercenaire expérimenté, sur un champ de bataille. Ou du moins presque. Niveau vestimentaire, elle passe par absolument tout. Du plus discret au plus extravagant, elle enfile aussi bien de fins habits de soie et de velours, que des fringues en cuirs déchiquetées, en tissu plus qu'abîmé, et elle porte les deux aussi bien l'un que l'autre, le tout sans se prendre la tête sur l'accordage des couleurs et des vêtements : elle trouve toujours la bonne combinaison un peu au hasard. Mais ça fait sa tenue. Elle a souvent à son dos une mandoline ou un banjo, avec une arbalète, ainsi qu'un gros sac de voyage qui fait vraiment vagabond. Elle a bien une dague à la botte, mais elle arrive même pas à la dégainer, donc elle dit que ça fait office de décoration. Et puis si vous voulez savoir quelle tronche elle tire généralement… Il n'y a pas de généralement. Elle n'a jamais la même tête. Jamais.

Caractère: Allons bon. Voici donc une personne entre le peu conventionnel et le trop banal pour être tout à fait clair. Je vous présente Jóna, une demoiselle qui sent bon la joie de vivre, les pétunias, la vie, et toutes ces petites choses devant lesquelles, elle peut autant s'extasier que s'énerver comme une dégénérée sans pitié, aucune. Jóna, c'est typiquement le genre de fille qui ne fait pas trop dans la délicatesse aux premiers abords. Loin de ça, même. C'est typiquement une personne qui ne fait pas dans le conventionnel, qui le sait, qui l'assume, tout en souhaitant le cacher, parce que même si c'est pas trop la honte, ça l'est quand même. C'est ce genre de fille complètement contradictoire qui une fois sur deux ne sait plus ce qu'elle dit ou pense, et peut totalement dériver, changer de camp en un claquement de doigt, ou bien même servir un intérêt commun alors qu'elle n'en tirait à la base que pour sa pomme. C'est ce genre de gonzesse au côté légèrement schizophrène, aux allures d'anges doux et sympathique, mais qui ne lésinera pas sur l'occasion de vous cracher à la gueule quand l'occasion s'y présentera. Après tout, vous le méritez bien, encore que, pas autant qu'elle. C'est typiquement la connasse no future qui ne pense qu'à sa tronche, et qui, par excès de folie, est en capacité de desservir l'intérêt de tout le monde.Y compris le sien. Surtout le sien. Pour elle, la douceur, c'est ce délicieux thé qu'elle peut se boire quand elle le peut, rien à voir avec son café et ses quatre sucres et une pointe de sirop d'agave. Elle pourrait aussi bien charmer un homme que lui foutre un énorme coup de tête, si ce n'est voir quinze, et ce, pour des raisons que sans doute même elle ignore. Mais pensez pas, elle peut être gentille, aimable et amicale… Enfin, si vous pouvez servir à son intérêt, cela va de soit. Ne dites pas que c'est une profiteuse, non, loin de là. C'est une opportuniste. La nuance pourrait paraître mince, et… Oui, en effet elle l'est, mais s'il vous plaît, ne la contrariez pas trop. S'il vous plaît. Bon, après, il n'est pas rare qu'elle agisse comme quelqu'un de normal. Bien évidemment, c'est typiquement le genre de personne qui pourrait se montrer banale, commune, classique. Elle se promènerait dans une foule de gens en rigolant avec des amis, que ça passerait naturel chez elle. Non pas que ce soit rare, mais disons que la voir comme ça reste toujours surprenant. Et des fois, non-annonciateur d'une super nouvelle. Et si elle chérit concrètement une chose, sans y prêter attention les trois quarts du temps, c'est bien le bois. Son père ayant été ébéniste, elle saurait réparer tout ce qui est en bois, et manie l'arbalète depuis sa plus tendre enfance.

Histoire: Voyez cette fille dans la rue, assise, et étalée avec sa fine couverture. Des cheveux rouges, des yeux rouges, une maigreur étonnante… Une mendiante. Rien de plus qu'une mendiante. C'est l'image qu'elle renvoit d'elle la plupart du temps, c'est ce que vous pensez voir quand vous la croisez, c'est l'impression que vous avez d'elle. Une fille, ou plutôt, un bout de femme sans toit tendant les mains à spéculer sur la générosité d'autrui. Oui, cette fille a vraiment l'air dans la misère aujourd'hui, dans la famine, et le besoin… Et vous y croyez sincèrement ?

Parlons de sa mère, dans un premier temps. Elle était l'archétype de la banshee comme n'importe quel enfant traumatisé aurait pu vous décrire une banshee. Un être à la limite du fantomatique, tant la pâleur de sa peau était impressionnante, tant ses yeux étaient comparable à des larmes de sang, et son cri strident et aiguë d'une puissance sans nom laissait sans voix, dans la peur la plus complète les personnes qui l'entouraient. Oui, elle était affreuse. Sa peau jeune laissait paraître une jeunesse désinvolte ancrée dans le plus profond de votre âme, ne vous laissant point temps de comprendre ce qui se passait. Vous la voyiez, et elle se débrouillait pour disparaître. Comme si de rien n'était. S'évanouissant ainsi dans un brouillard peu rassurant.

Lyndra Diel. Tel fut le nom de cette banshee qui savait fuir du mieux qu'elle le pouvait les brigands, mercenaires, vendeur du marché noir, et autres gens malsains en capacité de faire profit de son corps pour diverses raisons. Bien évidemment, on est loin du compte de la fille qui, par plaisir, s'amusait à effrayer les gens, non. Elle en a d'ailleurs toujours souffert. Devoir être rejetée ne serait-ce que parce qu'elle n’inspirait vraiment pas confiance, ça n'aidait pas à créer de simples et basiques relations sociales, aussi bien primaires que secondaires. Bien évidemment, elle connaissait des personnes, mais elles rentraient bien plus dans un cercle de connaissances, de relations de type clairement secondaire, plutôt que de concrets amis qui auraient pu l'aider en cas de coup dur. Elle a toujours été seule.

Et vint ce jour où elle fut de nouveau capturée par un marchand aux mœurs fort discutables. Encore un, se disait-elle ; elle commençait à en avoir marre, pour sûr. Ainsi, elle se laissa capturer sans poser de problèmes, marre de devoir essuyer un nombre incalculable de cicatrices. Si la carriole eut été pour le moins inconfortable, il n'en demeurait pas moins qu'elle s'y posa sans montrer une quelconque gêne pour le mal-confort que cette-ci fournissait. Petite, solide, sans concrets support, et où être totalement debout ou totalement assis était pour le moins mission compliquée, elle avait trouvé une position qui lui convenait plutôt bien. Cette carriole qui se présentait comme une sorte de mini-cellule faite de bois et de pierre, à la résistance non-négligeable, allait donner du fil à retordre à la jeune créature féminine.

Elle supporta un temps cet énergumène, qui la traînait de ville en ville dans l'espoir de la revendre. Les banshees sont bien trop glauque pour être considérées comme vraiment ''vendable''. D'où l'intérêt du marché noir qui, malgré tout, n'avait pas l'air d'apporter quelconque source de revenu pour notre esclavagiste en herbe. À de multiples reprises elle songeait à s'enfuir. Mais elle commençait à n'en n'avoir plus rien à faire. Elle hésitait vraiment à devenir le jouet de quelqu'un, de manière à ne plus se poser de questions. Elle cherchait à comprendre le marchand, ce qui lui poussait à faire ça, si une raison autre que l'argent pouvait être facteur de cette intégration au sein d'un marché aussi informel que celui des esclaves (encore que dans certaines régions, c'est loin d'être mal vu). Elle admirait le travail fournit pour l'équivalent de sa cage. Du bois solide, correctement travaillé, avec quelques gravures en prime. Bref. Elle ne cherchait plus à fuir.

Et nous voici à Cimérol, donc. Cimérol, situé en forêt, ne s'est point fait connaître pour sa réputation d'esclaves de bonne qualité, non. En revanche, là-bas s'y trouvait un ébéniste un peu fauché, qui s'en allait rejoindre le transport à roue de ce marchand. Si tant est qu'elle aurait cherché à comprendre, Lyndra ne saisit pas pourquoi cet ébéniste à la musculature développée et aux cheveux longs, s'en était aller cogner le marchand d'esclaves sans raisons. Il chercha à le dépouiller derrière, ne trouvait malheureusement que quelques piécettes, de quoi se payer deux pintes au bar du coin. Notre taciturne ami partit donc sans exprimer une parole, se laissant aller ainsi dans un mutisme assourdissant, avant de disparaître complètement. La demoiselle s'en fichait. Elle en profitait pour ouvrir le cadenas, pousser la porte, et faire quelques pas, avant d'être attrapée par des personnes dont elle ignorait l'identité, dont elle n'avait même pas vu le visage. Ce fut très bref. Un sac en tissu cacha sa vision durant un moment.

Plusieurs temps, qu'elle marchait, et elle sentait déjà qu'elle allait succomber aux baisers de la mort si elle continuait à se traîner ainsi. Remarque, la mort ne l'effrayait pas plus que ça ; disons surtout qu'elle trouvait ça quelques peu problématique. Dans le pire des cas, pour elle, elle finirait dans les limbes. Certes, il y a plus divertissant comme programme, mais c'était malgré tout loin de la tenter. Bref, suite à cela, elle était épuisée de devoir marcher, et se faire traîner, encore et encore, sur plusieurs kilomètres, aussi bien que quand on la jeta sur un sol en pierre, pour le coup vraiment inconfortable, elle aurait été prête à remercier ses ravisseurs. Elle attendit au sol, à la limite de l'apoplexie, à recracher ses tripes jusqu'à ne plus en pouvoir, le tout dans un sac qui masquait son visage. Et c'est ainsi que Lyndra dût commencer une sorte de nouvelle vie. Une sorte, j'entends bien. Elle servait de deux choses à ce groupe de compagnons d'infortunes : d'abord, le rôle le plus important, soit, prévenir de la mort de l'un d'entre eux. Un cri simple, et l'argent serait redistribué en vitesse à on ne sait trop qui, et la dame prophète tuée. Deuxième rôle, qui paraît nettement plus évident. Entouré de mâles impurs, bien évidemment qu'ils en profiteraient pour se servir de la banshee comme esclave sexuel durant le temps nécessaire à leurs besoins. Il fut tout naturel que dans ces temps-ci, elle ne pouvait plus rien faire. Attachée, ligotée, dans une pièce sombre, bientôt on en oubliait la porte de sortie, laissant place à tout abandon de souvenirs du monde extérieur.

Ces viols incessants, d'une violence sans nom, d'une brutalité non plus déconcertante, tant l'implication concrète d'un acte immoral se fit sentir, laissait désormais place à une nouvelle créature. Non, bien sûr que non, elle n'était pas voulue. Mais elle arriva, et elle ne pouvait pas s'en retourner. Lyndra enfanta. Dans le sang et la souffrance, dans l'horreur la plus absolue, et ne vit pour le coup sa fille comme rien d'autre, qu'un moyen de s'en échapper. Si les gènes auraient été bien calculées, non, elle ne serait pas devenue elle aussi ce monstre qui n'en n'est pas un. Elle aurait vécu une vie de vagabonde, normalement, ou à la limite elle aurait pu mourir avec un nouvel avenir incertain ? Non, bien sûr que non. Non, il a fallu qu'elle détienne les gènes de sa mère. Il a fallu qu'elle hérite de son talent. À sa naissance, les malfrats qui habitaient les lieux furent surpris en voyant les petites billes qui formaient ses yeux, présentées comme rouge. Ce regard d'un rouge vif. D'un rouge sang.

Le temps semblait tellement long, passé en leur compagnie. Ils changeait, vieillissaient, se renouvelaient, bref. Fut un temps où la nouvelle mère souhaitait mourir, se retrouver dans le néant le plus absolu, à errer dans l'ennui, plutôt que de subir encore tout cela. Pourquoi ne peuvent-ils pas mourir ? Pourquoi est-ce-que la mort ne les emportaient point ? Et que faisaient-ils, surtout à l'extérieur. Si ces questions restèrent en suspens durant quelques années, la jeune banshee sans nom était elle aussi enfermée, mais séparément de sa mère. Elle en criait, elle en pleurait, tant que ça devenait insupportable. ''Personne ne mérite un tel traitement'' se disait-elle. Aussi bien qu'elle enseigna à sa fille de fuir. De ne point tuer, ne point s'avancer dans ses actes de démence. Le temps passait lentement. Beaucoup trop lentement. Si un jour semblait être une éternité, un mois semblait être une année. Et le tout, à manger d'une manière aléatoire, dans la peur la plus totale, avec une fille à nourrir en vain. Fut bien un moment où le sein de la mère n'allait plus servir à approvisionnement interne du corps de la fille. De fait, elle commença son enfance entourée de brigands et de bandits.

À alterner entre la cellule de sa mère et l'occupation de tâches ménagères de cette espèce de… sous-terrain aménagé, elle ne vit jamais le jour, de son enfance. Son quotidien rébarbatif ne la dérangeait pas plus que ça. Après tout, elle ne connaissait que ça… Les premières années où elle apprit à marcher, elle apprit à parler. Vulgairement, mal, son langage n'était pas noble, et ses paroles avaient principalement pour objectif d'insulter un tel, ou un autre, et de bien faire chier le monde, dés son plus jeune âge. Le temps passait avec ces gros sacs, et ces voyous, elle nettoyait les lieux, et s'occuper de faire la vaisselle. Des fois à manger, aussi. Un ragoût bien plus immonde que s'il eut été préparé par des rats, certes, mais ça leur convenait. Puis le soir, elle retournait dans la cellule de sa mère, qui ne devenait plus très belle à voir. Vieille et fripée, certains continuaient à lui trouver un charme qui pouvait échapper aux autres. Elle contait à sa fille les magnifiques histoire de l'extérieur, le monde qui pourrait l'attendre. Comment partir, mais la gamine était trop jeune. Et quand bien même elle serait sortit, elle n'aurait eut aucune identité. Et sortir sous le nom de Diel n'aura pas été chose futée, tant est si bien que la mère avait bien en tête une idée, mais encore, une fois, la fille était bien trop jeune. Allons, voyez cette idée, sortir d'ici ? Elle ne comprenait rien, acquiesçait sans trop savoir pourquoi. Elle recrachait ce que les autres disaient, bref. Elle ne pouvait pas suffisamment penser par elle-même. En somme, l'envoyer dehors serait comme la tuer d'une manière très prématurée.

Au final, elle se lia d'amitié avec les hommes du groupe qu'elle tenait. Non pas sans évidence qu'elle se retrouva entourée de personnes nonchalantes, au vocabulaire qui ne serait pas sans rappeler ceux criés sur un champ de bataille en pleine guerre. Elle rigolait, entourée de tous ces enfoirés qui tenaient sa mère comme esclave et comme objet utile, dirons-nous. Elle ne fut jamais considérée comme aussi bas, elle. Surtout dû au fait que personne ne savait qui était le père, et que coucher avec sa propre fille n'était pas un option qui aurait pu plaire à un de ces antagonistes. Définitivement pas. Si l'un proposait l'hypothèse d'être le père, les autres réfutaient autrement, et des fois même violemment. Finalement, elle ne fut jamais touchée d'une quelconque manière que ce soit. Et vint l'équivalent de la pré-adolescence. La gamine commença à se rebeller contre les tâches à effectuer, apprit à se défendre, à se battre, parlait mal, commençait également l'alcool, et voyait les autres fumer autour d'elle, donc se mettait à essayer, s'étouffait, trouvant ça drôle, recommençait, et ainsi de suite. Conclusion ? Elle avait une vie assez bien lotie, au sein de ce groupe d'enfoirés, il faut se le dire. Mais arriva un temps où elle ne pouvait plus prendre partie.

Elle ne s'en rendait pas compte, et probablement aujourd'hui ce n'est pas tout à fait clair pour elle, l'horreur que la mère vivait au quotidien. Ces brutes qui la démolissait, qui la détruisait à petit feu. Mais elle restait vivante, un tant soit peu forte. Mais le temps passa, elle perdait en énergie, elle ne put s'empêcher de dire à sa fille ''tu n'es pas prête''. Elle voulait comprendre sa mère. Elle voulait savoir ce qui n'allait pas. Elle se réfugia lentement dans sa démence, à en devenir folle elle aussi. Oui, la majeure partie du temps, elle n'était pas avec elle, mais l'impression laissait clairement paraître que le temps passait plus lentement quand elle était avec sa mère. Résultat ? Elle se laissa emporter dans la folie avec sa mère. Les jours et les semaines passèrent, que les bandits ne pouvaient de plus en plus, plus la reconnaître. Aucun cri, aucune annonce, aucune pseudo-anticipation dite prophétique. Et vint ce jour où la mère perdu la raison, et devint folle à vie. Pour sûr. Ce jour-ci, on entendit un cri que l'on espérait plus. On entendit une frayeur et une incompréhension dans le regard. Mais qui ne venait pas de tout en bas. La fille eut des visions, et cria d'une manière qu'elle aurait presque trouvée naturelle. La mère ne fit mots, mais entendit ce cris également. Sans savoir pourquoi, elle savait que c'est la dernière fois qu'elle verrait tous ces hommes réunit autour d'une bière. Tous, ce soir-là, la regardèrent. Tout le monde se tut. Le silence régna en maître. Pas un bruit, pas un mot. On en serait devenu sourd.

La fille eut naturellement la bonne idée de libérer sa mère le soir-même. Elle se disait qu'il fallait partir, et vite. Que tout ça ne rimait plus à rien, puis même, le cri qu'elle eut, quelque chose avait changé. Ça lui faisait déjà peur. Bien plus peur. La gamine devint folle, à en cogner sa mère, presque à mort pour qu'elle la suive. Cette dernière lui supplia plus d'une fois d'arrêter, ne lui donnant aucune concrète raison à ces actes. Résultat ? Elle ne put s'empêcher de l'écouter, malgré tout, même si un coup bien placé pour qu'elle se relève n'était pas de refus. Elles se craignaient. Les deux. Une raison inconnue faisait qu'elle craignait les hommes qui rôdaient dans ces lieux, par-dessus tout. Elles tentèrent de les fuir. Mais ce ne fut point évident, c'est sûr. L'attente, de longs moments pesant et calme, où le stress s'intensifiait... Bien que sur la fin, elle dérogea aux règles qu'une banshee se doit de respecter : ne point provoquer la mort. Lyndra, en voyant la carrure de l'homme devant elle, qui gardait la probable entrée, elle s'approcha de lui, feint de l'embrasser, pour avec ses dents, lui arracher la langue. La bouche en sang, se mouvoir lui paraissait impossible. La douleur paraissait insoutenable. La mère s'empressa d'attraper une dague accrochée à la botte du type, et elle le planta. Une fois. Deux fois. Trois fois. Le sang s'éparpillait sur le corps de la jeune fille et de la mère.

L'une d'elle étant bien trop peu habillée, la mère lui fila les vêtement de ce type qui était au sol. Marcus ; ce mec était une crème. Il se disait violent mais n'aurait jamais fait de mal à une mouche. Il faisait ce genre d'horreur officiellement, mais il s'en délaissé le plus que possible. Et il était sympa, avec la môme. « Mon petit » qu'il l'appelait. Voir sa mère tuer cet homme ne paraissait pas pensable. Elle ne comprit point la raison de tout cela. Elle murmurait des mots, enfilant les bottes trop grandes pour elle, de Marcus, et tremblotait à l'idée de voir sa mère s'acharner encore et encore sur ce type. Elle se posa dans un coin quelques secondes. Elle ne pleura pas. Elle se devait d'être forte pour la suite. Elle attendit que sa mère ait fini le massacre, avant de pouvoir se remettre en route.

En sortant, elle devait se trouver un vrai nom. Une identité valide. Jóna. En voilà un nom pas banal ? Elle avait déjà entendu ce prénom quelque part, mais sa mémoire lui fit défaut. En cas, elle le garderait jusqu'à ce qu'elle puisse trouver une nouvelle véritable identité. Sa mère avait l'air d'avoir du mal à marcher. Elle l'aida avant de comprendre que quelque chose n'allait pas. Elle lui posait plusieurs fois une question, une simple pourquoi… mais rien n'y faisait. En criant, Jóna se ferait entendre ? Non. Elle ne se fit pas entendre. Et elle ne se fit plus jamais entendre de sa mère. Toutes ces interrogations qui resteront sans réponses, par la suite, la mouvementa pour le coup. Elle partit. Et ne se retourna pas. Elle courut, laissant sa mère derrière, dans le plus grand silence qui puisse être. Elle ne savait pas si sa psychose la démangerait encore après cela. Mais la vie allait enfin s'ouvrir à elle. Et elle allait enfin pouvoir voir à quoi ressemblait concrètement le monde extérieur. Le vrai monde.

Perdue à elle-même, elle mit un certain temps avant de se remettre de ce qui venait de se passer. L'abandon de sa mère, la violence impensable de celle-ci envers quelqu'un qu'elle connaissait bien. Il ne lui fallut pas parcourir plus d'une quinzaine de kilomètres avant de s'allonger par terre et pleurer. Elle attendait pendant plusieurs heures, à s'endormir finalement, passant la nuit dans la forêt. Des bruits peu rassurants la réveillèrent à plusieurs reprises, mais elle n'en tint pas compte sur le coup, et se contenta simplement de se relever, et précipitamment, de partir ailleurs, s'allongeant plus loin, se disant qu'elle finirait enfin sa nuit. En vain, elle finit par reprendre son chemin peu avant la levée du jour, attendant que quelqu'un, ou quelque chose vienne l'approcher, pour avoir une idée d'où aller. Elle vit bien une ville, mais n'osa point y rentrer. Elle se perdit un instant, avant d'entendre, au fil des pas qu'elle laissait s'échouer derrière elle, des petits bruits un peu sourds, d'un marteau, sans doute. Ou du moins, de quelque chose qui pouvait y faire penser. Elle finit par s'y approcher, prudemment. Très prudemment.

Elle y vit cet homme, à la musculature développée et aux cheveux longs, qui aurait pu frapper la première personne prête à cogner quoi que ce soit qui viendrait l'importunait. La fille se contenta de le regarder. Elle rigolait pour rien, chantait une musique qu'elle ne connaissait pas, mais faisait ça d'un calme étonnant. Elle ne gloussait ou ne fredonnait point d'air, non, ce qui est dit, elle le fit vraiment. Mais pas assez fort pour déranger le bonhomme en question. Elle sut se faire discrète. Et quand l'homme l'interpella, lui demandant ce qu'elle voulait, elle ne put s'empêcher de le regarder avec des gros yeux, sortant finalement une simple formule de politesse, prétendant par la suite ironiser, avant de sortir une proposition des plus vulgaires. L'homme la regarda dans les yeux, s'approcha d'elle, et lui tira les cheveux pour la traîner jusque dans son arrière-atelier. Criant un peu mais pas trop fort, elle se débattit, un instant avant de choper le premier truc qu'elle trouva sur les étagère, le balançant dans l'épaule du type pour qu'il la lâche. Il répliquait d'un bon revers d'une droite patriarcale dans sa gueule. À ce moment, l'auteur en a plein le cul de cette histoire et part se pendre. Il est chiant à introduire ce gus.

Par la suite, cet homme lui expliqua qu'être une banshee n'était pas vraiment bien vue dans les alentours, prétendant qu'il ne lui voulait aucun mal, il avait des remords pour une dame comme elle qu'il avait laissé à l'abandon et dont il avait eut de vagues nouvelles peu glorieuses. Vraiment peu glorieuses. Elle fit signe que les mots suce-prononcés suffisaient amplement. Elle ne voulait en savoir plus. Il la prévint, et elle resta. Elle n'était pas censée rester aussi longtemps, certes. Mais elle vivait recluse dans la maison de l’ébéniste. Elle apprit ainsi à travailler le bois, à comprendre l'intérêt de certains outils, elle connaissait la vraie valeur et la qualité d'un bois considéré comme bon. Mais jamais elle ne se détachait réellement de sa pseudo-folie. Elle qui était libre, était contrainte à rester dans un coin qu'elle ne pouvait, à un moment, plus se piffrer. Plus du tout. Un soir, quant il ne fut plus là – partit on ne sait trop où, elle commença à concevoir une arbalète, magnifique, avec quelques décorations tribales, avant de renommer celle-ci... Mirabel... Au vue des explications fournit de par ce qu'elle aurait pu à juste titre considérer comme son image paternelle, celle-ci aurait servi à intimider, plus qu'à blesser, voir tuer. En effet, pouvant tuer, de par ce qu'elle était, et ne souhaitant pour rien au monde finir comme sa mère, elle se démerderait pour éviter de se faire agresser. En parallèle, elle fabriquait un banjo. Son ''padre''savant en jouer, elle pouvait le lui demander des conseils pour en jouer.

Un an s'écoula entre le moment où elle arriva chez l'homme, et où elle partit. Ne laissant qu'un bref mot de remerciement, laissant présager qu'elle reviendrait peut-être, si elle n'oublie pas, elle partit loin. Elle chercha à se faire sa propre vie. Cet homme lui avait tant apporté. La défense, l'attaque, en mieux que ce que les brigands lui avaient enseignés, mais hélas, le début de son voyage fut de courte durée. Au moment où elle sortit, elle ne put s'empêcher de crier. Fortement, et violemment. Quelques personnes furent autour d'elle et furent surprises. Elle tomba, continua de crier. Des gens en panique autour d'elle se précipitèrent pour partir, d'autres étaient terrorisés. Elle ne put rien y faire. Et cela durer un moment. L'homme s'approcha, et tenta de l'aider. Il la fit rentrer, et la posa sur la banquette, quand les furent stoppés Une nouvelle se propagea au sein du monde, dont elle ne connaissait rien. Elle entendit parler de la destruction d'un cristal. Ou quelque chose comme ça…

Des images lui revenaient en tête, et pendant plusieurs jours, elle restait sur cette banquette, elle la déchiqueta, disant n'importe quoi, criant par moment, rigolant, chantant. C'en était flippant. Des personnes venaient perturber l’ébéniste pour savoir quand tout cela allait cesser, ne se souciant point du destin de cette catin, disaient-ils. Ce qu'ils voulaient, c'était du calme. Quant à elle…

On ne sait pas vraiment ce qui s'est passés par la suite. Une chose est sûre, c'est qu'elle s'est barrée. Aujourd'hui des fois, elle aide des gens, pour des raisons qui en seraient presque improbable, les mettant dans la merde la plus profonde, au dernier moment, s'éclipsant du monde, se baladant. C'est une vagabonde. Et croyez-moi, elle a beau mendier, mais elle n'en n'a clairement pas besoin. Vivre n'est qu'une formalité. Ce qui donne un vrai sens à la vie, c'est celui de l'affronter, et ça peut aussi bien porter par des jugements que par des actes dangereux. Et ça, elle l'a bien compris. Et je peux vous assurer qu'elle fait le maximum pour emmerder son prochain. Et boire des coups quant elle en a l'occasion. Mais elle est pas franchement nette. Elle doit pas être toute seule dans sa tête.



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Dernière édition par Jóna Hulda le Dim 16 Oct - 20:54, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Jóna Hulda - Blouarp. Bidouba. Quoi ?   Sam 11 Juin - 16:21

Hello ~

J'ai adoré lire ta présentation ! Elle est longue certes, mais très agréable et drôle à lire bien que l'histoire soit plutôt sombre et dure... Pov Jo et pov de sa maman T-T
En tout cas tu nous as fais un personnage fort intéressant ! J'ai hâte de voir ce qu'il va donner en rp ^^

Donc je te souhaite la bienvenue chez les Faery Fous ! Tu as désormais accès aux zones de RP, ainsi qu'à la Forêt des Ronces, un endroit de RP dédié aux faerys fous.

Si tu veux débuter un RP, c'est très simple, il suffit de de poster une demande dans la section débuter une aventure. Les autres membres viendront y répondre s'ils sont intéressés et toi même tu peux répondre aux autres demandes si tu es intéressé ^^

Ensuite, si tu ne l'as pas fait, il faudrait que tu ailles t'enregistrer dans le recueil des membres.

Tu ne peux pas exécuter de missions, ne faisant partie d'aucun groupe de gardiens ou de mercenaires, mais tu peux tout de même faire chier tout le monde et ça c'est génial xD et aussi faire des combats (c'est hors RP) dans l'arène.

Et puis enfin, si tu as des questions, ou que tu te sens perdu, tu peux bien sûr m'envoyer un message privé (MP), ou à un autre membre du staff, nous serons heureux de te guider ^^
Ou alors tu peux venir sur la chatbox que tu connais bien maintenant .

Au plaisir de RP un jour avec toi Jo ! ♥
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